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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 16:01

André KERTESZ est un photographie d'origine hongroise né en 1884 à Budapest et décédé en 1985 à New York. 

 

Deux expositions lui sont actuellement consacrées, l'une au Jeu de Paume à Paris (site officiel) et l'autre au Château de Tours. 

 

KERTESZ  a immigré en France en 1923. 

 

Peu à peu, il s'introduit dans le milieu artistique, réalise des clichés des ateliers des peintres, photographies les jardins parisiens ou effectue des commandes comme celle réalisée pour le journal Le Miroir qui lui donnera l'idée de la fameuse série des distorsions. 

 

Sentant l'approche de la seconde guerre mondiale et de la montée du nazisme, KERTESZ  émigre à New York en 1936 où il rencontrera beaucoup de difficultés pour faire reconnaître son travail. Il restera cependant fidèle à sa méthode de travail, arpentant la ville et ne réalisant que quelques clichés choisis par jour. KERTESZ  explique en effet qu'il s'exprime à travers ses photographies  où il y décrit ses sentiments et sa vision du monde. 

 

 

new york KERTESZ II

On peut retenir de son travail un sens aigü de la composition. Souvent, celles-ci adoptent des lignes géométriques ou centrent le sujet principal dans la partie gauche ou droite de la photographie, laissant l'autre partie quasimentinoccupée. 

 

 

 

4-Kertesz Nuage-298x450

 

 

 

 

 

Les éléments d'architecture peuvent barrer une partie de l'image, ce qui donne lieu à des clichés inattendus comme celui sur la Tour Eiffel ou ceux représentant l'architecture New Yorkaise. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On retrouve dans ses compositions l'influence des autres arts picturaux et notamment celui de MONDRIAN dont KERTESZ  prendra en photographie l'atelier. 

 

La composition de cette photographie est très rigoureuse. Elle est construite à partir de lignes verticales fortes que viennent adoucir la rambarde de l'escalier et la fleur posée sur la table. La tonalité très douce de l'exposition donne beaucoup de subtilité au cliché qui joue sur les oppositions entre le gris du manteau de l'arrière plan et de la partie basse du mur au fond de l'image qui contrastent avec le blanc de la table et des marches de l'escalier. L'ombre portée par la fleur dessine une ligne parallèle à celle formée par la partie descendante de la rambarde, elle même parallèle au trait formé par la peinture foncée de la partie inférieure du mur de l'escalier. 

 

L'encadrement de la première résonne dans l'encadrement du porte manteau et dans l'encadrement du couleur que l'on devine au fond de l'image. 

 

On ne peut que comparer cette photographie à l'oeuvre de Mondrian lui même, lequel parvient à un équilibre en ne jouant que sur les lignes droites et les couleurs primaires.

 

 

atelier mondrian KERTESZ

 

 

 

400px-Mondrian lookalike.svg

 

 

KERTESZ a aussi particulièrement travaillé sur les jeux de reflets et de déformations provoquées par l'eau ou les miroirs. 



andre-kertesz-le nageurAinsi, dès 1917, il prend en photographie son frère nageant dans une piscine et dont le corps est déformé par l'eau. Il réalise un autre cliché où le visage de son frère se reflète dans l'eau dont le mouvement ne rend toutefois pas un reflet fidèle. KERTESZ jouera de cette première déformation en inversant reflet et personnage réel dans un autre cliché. 

 

 

 

Jenö Dunaharaszti 1917

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus tard, à la demande du journal de charme "Le Sourire", il réalisera une série de clichés de nus féminins déformés par le jeu de miroirs. C'est l'occasion de modifier l'appréhension traditionnelle du corps humain  et de pousser la photographie au delà d'une simple représentation du réel. 

 

 

andrekertesz distorsions20On pourrait être tenté de rapprocher cette série du mouvement surréaliste qui affectionne les déformations. Mais si KERTESZ a pu être influencé par ce mouvement contemporain, il n'a jamais appartenu au cercle d'André Breton.

 

Rogi ANDRE 1934

 

 

 

 

 

 

 

 

Ainsi, si le travail du photographe  Rogi ANDRE, dont un cliché est reproduit ici fait penser à la série des distorsions, il n'y a pas chez KERTESZ d'appartenance à une école ou de principes sous-tendant son oeuvre.

 


 

On peut au premier abord être frappé par la tristesse et de la mélancolie qui se dégagent de l'oeuvre de KERTESZ représentant souvent des silhouettes perdues dans l'environnement urbain ou des jardins sans visiteurs aux chaises abandonnées. 

 

Mais ce serait sans compter la série que KERTESZ poursuivra toute sa vie sur des sujets en train de lire.

 

On y voit de jeunes enfants lisant à trois un livre, des new yorkais du Greenwich Village ou des visiteurs du Luxembourg absorbés dans leur lecture. Le fait de photographier ce plaisir si intime et impalpable que constitue la lecture témoigne en réalité du sens du travail du photographe qui cherche non à décrire telle ou telle situation mais à exprimer son sentiment devant la scène photographiée.

 

Finalement, le fait de photographier des personnes lisant et donc abandonnées à leurs émotions et à l'univers de l'écrivain constitue une mise en abyme du propre travail de KERTESZ qui crée une interpénétration entre le réel et lui. Certaines des sujets lisant en arrive même à se confondre avec l'environnement. Ainsi, ces jeunes enfants de coeur qui ressemblent aux statues religieuses qui les surplombent ou cette petite fille lisant devant un magasin de poupées qui semble se confondre avec celles exposées en vitrine. 

 

D'ailleurs KERTESZ aimait à dire "J’interprète ce que je ressens à un moment donné. Pas ce que je vois, mais ce que je ressens."

 

manege-canard.jpgLes clichés  que l'on a pu qualifier de tristes prennent alors un tout autre sens et montrent l'empathie du photographe pour un sujet qui s'impose à lui au gré de ses pérégrinations. Au contraire, IZIS,  à travers des portraits plus  travaillés, met en scène la réalité pour leur conférer une portée symbolique ou réalise à travers de ses clichés un travail documentaire bien qu'il ne soit pas dénué d'une vison propre sur le monde ou d'un certain décalage.  Ainsi, le portait ci-contre, à gauche.

 

 

 

 

new york KERTESZ

 

 

 

 

 

 

De même, les photographies de KERTESZ souvent prises en hauteur et décrivant des jardins  publics ou des rues désertes  dont la tonalité est triste par l'éclairage cru, les forts contrastes et la géométrisation del'espace,témoignent en creux du vide laissé par l'abandon du public. 

 

 

KERTESZ lampadaires

Et si les hommes sont photographiés souvent sous forme de silhouette ou de corps noyés dans l'immensité des enchevêtrements architecturaux, ce n'est que pour faire état de la vie du groupe habitant la scène photographiée, investissant les lieux. Finalement; les personnes et leur environnement ne font alors plus qu'un sans que l'un ne soit plus important que l'autre dans un mécanisme d'interpénétration. La ville moderne et géométrique prend vie en présence de ses habitants et ceux-ci ne font vivre les lieux que pris sous une forme de masse ou d'individus se confondant dans le décor architectural. 

 

Cette photographie intitulée "Jour de Pluie à Tokyo" est particulièrement parlante à cet égard puisque l'on ne distingue que des hommes cachés sous des parapluies marchant en rang serré dans le sens d'une flèche dessinée sur le bitume. La diagonale que forme la file des passants correspond aux  indications figurant dans leur environnement.  jour de pluie à Tokyo KERTESZ 1968

veteran's day KERTESZ 1965
Il en va de même avec cette photographie prise le jour des vétérans où les spectateurs se confondent avec la statue en arrière plan. 

 

 

On retrouve la même inspiration dans le portrait en nature morte de Mondrian. Les attributs du peintre suffisent à l'évoquer totalement. Lunettes et pipe de Mondrain 1926 KERTESZ

 

20970 Mondrian-Piet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

KERTESZ Le bibliothécaire 1927L'exposition du château de Tours fait particulièrement bien comprendre cette dimension à  travers les clichés de livres ouverts mais dont le lecteur est hors champ ou dont on ne voit que les mains ou seulement le reflet. Ainsi, la photographie représente le livre pris comme objet matériel mais aussi comme vecteur des émotions et du plaisir qu'il procure. La photographie du livre va ainsi au delà de la simple représentation et fait de l'objet le symbole des émotions que le photographe veut traduire. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

kertesz-autoportraitCette interprétation se trouve confirmée par les différents portraits de KERTESZ en présence de masques, par ombres projetées ou encore à travers une glace. Le photographe se confronte ainsi au masque auquel il s'identifieou signifie la contingence de son existence  sous la forme diffuse d'une ombre ou d'une forme indistincte. Ici encore la vision  qu'a le photographe de lui-même est exprimée par le vecteur des objets.

 

KERTESZ-La-Martinique-1972.jpg

 

 

Paris 1928 KerteszLes ombres portées par les chaises abandonnées du Luxembourg ou l'ombre du vélo adossé à un escalier et au dos duquel apparaît un groupe de passants  montrent aussi la fragilité des sens qui pourraient nous conduire àconfondre l'objet et son ombre. Mais plus profondément, ces photographies renvoient à la contingence de l'existence qui peut s'annihiler en un instant, laissant subsister une simple ombre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

kertesz polaroid (1)Dans la  dernière série de photographies que KERTESZ a réalisées à la fin de sa vie, après le décès  de sa femme,  des mannequins translucides sont photographiés en petits polaroïds de couleur. La tête penchéedes mannequins, au travers desquelles se reflètent et se déforment le paysage environnant témoignent de l'extrême tristesse de l'artiste après le décès de son épouse. Le caractère translucide des mannequins permet à nouveau de créer un lien indéfectible entre les humains et leur environnement tout en soulignant la contingence de la vie des premiers qui ne constituent finalement qu'une enveloppe translucide sur laquelle le monde agit. 

 

polaroids II$

 

Quelques liens :

 

http://alfredo-blogboy.blogspot.com/2010/10/andre-kertesz.html

http://www.franceculture.com/emission-les-mardis-de-l-039-expo.html pour l'émission des Mardis de L'expo consacrée à KERTESZ  qui est encore podcastable

 

Retour vers le plan général de la Rubrique

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 20:47

Peu à peu je progresse, des idées me viennent de ce que je veux faire de ce blog. 


 

Je me propose donc de faire tous les vendredis une petite sélection des meilleures émissions de podcasts de la semaine.

 

* Cette semaine, j'ai écouté avec un grand plaisir le Podcast Les Mardis de L'expo de France Culture consacrée à André Kertesz (bientôt un article sur l'exposition que lui consacrent simultanément le musée du Jeu de Paume à Paris et le château de Tours).

Emission du 11 janvier 2011


Egalement l'épisode sur l'Art Déco, mouvement artistique que je connaissais quasiment pas.

Emission du 28 décembre 2010

 

* Par ailleurs,  à signaler la série sur les archétypes de l'Université Populaire du Quai Branly. 

 

Plus particulièrement, l'épisode sur les indiens Pissaros est très intéressants. Ce groupe ethnique a en effet connu les différentes vagues de colonisation de l'Amérique Latine en partant des conquistadors espagnols jusqu'aux missionnaires catholiques, les uns et les autres n'ayant pas le même point de vue sur ce peuple qui  a su garder son identité tout en jouant des stéréotypes dont il faisait l'objet : fascination et crainte face aux fameuses têtes réduites, grande violence du groupe sociale malgré une forte homogénéité 



Très intéressant, l'épisode relatif aux stéréotypes dans les albums de Tintin. C'est l'occasion de refaire l'histoire du XXe siècle des années 30 jusqu'à la mort d'Hergé à travers la biographie  du dessinateur et des différents albums. Tintin au Congo, Le Lotus Bleu ou l'Etoile Mystérieuse sont évidemment au centre des débats. On apprend aussi comme Hergé à accepter dès les années 50 d'amender ces albums pour donner un rendu plus conforme aux idées d'après guerre. 


Enfin,  une émission consacrée à l'image de l'homme blanc en Afrique où est décrite  l'assimilation  des rapports entre l'homme blanc et les autochtones pendant la période coloniale et après la décolonisation dans des rites où se ressentent à la fois le pouvoir et la domination des colons mais aussi l'appropriation du pouvoir auxquels ces rites tendent. L'anthropologue qui intervient dans cette émission raconte ainsi qu'il a découvert avec surprise l'arrivée du masque de J. Chirac en plein milieu d'un rite vaudou. 


C'est aussi l'Histoire qui est revisitée en mimant l'arrivée de De Gaulle après l'armistice de 1940. On le soumet alors à une bureaucratie aveugle et à de multiples contrôles. A travers ce type de scène, on perçoit la manière dont l'administration coloniale était alors perçue. Dans le même temps, un culte nommé "De Gaulle" s'est développé en Afrique à cette époque, lequel était censé conférer des pouvoirs et une protection encore plus importante que les autres rites vaudous.

 

Pour une liste plus exhaustive des meilleurs podcasts (ici).

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 08:00

La ballade continue aujourd'hui avec les boulevards Haussmaniens. Pour ceux que l'histoire du Paris de cette époque intéresse, je vous conseille la lecture de la curée de Zola. (analyse deBoulevard Haussmann ce roman ici).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Boulevard Haussmann

 

 

Puis, le Musée Jacquemart André que je vous recommande de visiter ne serait ce que pour découvrir un intérieur magnifique digne des palais vénitiens ou de la villa Borghese. musee-jacquemart-andre2.jpg

Il a été édifié au XIXe siècle par Edouard ANDRE et son épouse Nelly JACQUEMART, grands collectionneurs d'art qui le meublèrent de leur acquisition. 

 

 

Le site du musée : http://www.musee-jacquemart-andre.com/fr/jacquemart/

 

musée jacquemart andré

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 20:57

Je vous parlais il y a peu des jeux de reflets et de lumière particulièrement intéressants en hiver, quand les contrastes entre le jour et la nuit sont forts. 


Encore quelques photographies prises au jardin des Tuileries à Paris qui jouent avec les flaques d'eau.

 

 pelemele3

 

 

On y voit les courageux coureurs du dimanche ou est une illusion ? ils n'apparaissent que dans le miroir ...

 pele mele2

 

 

La ballade continue demain ......

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 23:40

Un premier article sur le cinéma de Mizoguchi que j'ai découvert récemment. 

 


 

Kenji MIZOGUCHI est né le 16 mai 1898 à Tokyo et est mort le 25 août 1956 à Kyoto.7

Il a réalisé  de très nombreux films dont seulement certains ont été conservés jusqu'à ce jour. 

 

L'Intendant Sansho retrace la vie d'un fils de gouverneur destitué pour avoir pris le parti des paysans de sa circonscription. Il trouve d'abord refuge avec sa mère et sa soeur chez des membres de sa famille avant d'en être chassés. 

 

retrouvailles.jpgC'est au cours de ce périple que le héros et sa soeur sont faits prisonniers et envoyés dans un clan d'esclaves tandis que leur mère est déportée dans une autre île pour être prostituée. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après une longue élipse, on retrouve Sansho et sa soeur dans le camp. Il est devenu membre de l'encadrement des esclaves et en arriveà commettre les pires brutalités comme le marquage au fer rouge du front de

marquage.jpg ceux qui ont essayé de fuir, ce qui entraîne la désapprobation de sa soeur. 

 

Puis, se ravisant et prenant conscience de son attitude contraire aux préceptes que son père lui a transmis avant de le quitter "Un homme fermé à la pitié n'est pas humain. Sois dur pour toi-même et généreux pour les autres. Tous sont égaux et ont droit au bonheur", le héros décide de fuir avec sa soeur.

 

 

 

 

noyade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Elle ne peut le suivre et préfère se noyer et que d'être torturée et de risquer de dénoncer son frère. 

 

 

noyade2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Devenu intendant,  Sansho fait libérer le camp d'esclave avant de partir à la recherche de sa mère qu'il trouve dans un état de déchéance totale, mutilée pour éviter qu'elle ne s'échappe, vieillie et pauvre. 

Il arrive en revanche trop tard pour son père dont il apprend la mort. 


champ de coton

Au delà de ce résumé rapide, Mizsoguchi décrit avec une grande finesse le cheminement de la famille sur le chemin de retour pour retrouver leur père, perdus dans les champs de coton.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'ensemble du film est construit sur des parallèles entre l'enfance des enfants et leur vie d'adulte. C'est en effet l'éducation reçue par Sansho qui explique sa rédemption à l'âge adulte.  Ainsi, on retrouve quasiment la même scène à deux moments distincts du film.

 

entraide-copie.jpg

 

 

 

La première fois, quand perdue dans la nuit, la famille décide de construire un abris de fortune et que les deux enfants s'entraident. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

entraide2

 

 

Puis, une seconde fois, après la prise de conscience de Sansho, le frère et la soeur s'entraident pour construire un monument funéraire à un des esclaves, ce qui a pour

but de permettre à Sansho de s'enfuir. Mizoguchi signifie ainsi la réconciliation du frère et de la soeur avant son suicide.  

 

 

 

 

 

 

 

Le frère et la soeur apprennent que leur mère n'est pas morte après avoir rencontré une esclave originaire de l'ile sur laquelle elle a été déportée qui chante une chanson qui est un appel adressé à deux enfants perdus du nom de  Sansho et de sa soeur. 

Encore une fois, ceci fait appel à une scène antérieure où la mère appelle dans la campagne ses deux enfants partis plus loin. Leur nom dans le vent ressemble déjà à une mélodie que la mère chantera inlassablement après sa déportation. 

Ainsi, malgré la séparation géographique et le temps écoulé, c'est la force l'amour maternel qui permettra aux enfants de retrouver la trace de leur mère.  

 

 

Travail général sur l'oeuvre de MIZOGUSCHI :  http://www.cineclubdecaen.com/realisat/mizoguchi/

Une analyse complète des Amants Cruxifiés, du contexte historique dans lequel il se situe et une biographie de Mizoguchi : 
http://www.films-sans-frontieres.fr/lesamantscrucifies/presse/DP_amants_crucifies.pdf
Analyse des films
  Le héros sacrilège
  L'impératrice Yang Kwei Fei
  Retour à la page d'accueil : les films de Mizoguchi
  Retour au plan général de la rubrique cinéma
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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 21:42

Il y a peu, je vous livrai la liste de mes podcats préférés (ici). 


Je souhaiterai attirer l'attention de tous les amateurs de la littérature sur la semaine consacrée par les Nouveaux Chemins de la Connaissance aux fameux  roman de Marcel Proust " A la Recherche du Temps Perdu". 


Ces émissions sont podcastables (pardon pour le néologisme ) pendant un mois sur le site de France Culture. Il est malheureusement trop tard. En revanche, il est toujours possible d'écouter les épisodes sur le site de l'émission. 

http://www.franceculture.com/emission-les-nouveaux-chemins.html?page=3


Un petit ajout sur le même thème  : dans la semaine consacrée au snobisme, une journée  est dédiée  au snobisme des héros proustiens. 


Je n'ai hélas que commencé à lire ce roman puis est été interrompue par une période de travail intense. 


La première partie du roman qui relate l'enfance puis l'entrée dans le monde du narrateur est déjà très riche. Le cheminement de la pensée du narrateur m'est très familière, l'attention aux choses simples, le goût des anecdotes et de quelques épisodes choisis aux travers desquels sont décrits les personnages avec parfois une ironie grinçante comme Mme Verdurin ou avec de la tendresse. Ainsi le profond attachement du narrateur pour sa mère est décrit de manière profonde et subtile et me semble encore proche alors que ma lecture a été interrompue il y a plusieurs années. 

Bonne écoute, bonne lecture. 

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 12:11

Voici deux pages écrites il y a longtemps sur mon premier site internet relatives aux Rougons Macquart de Zola. 

J'ai redécouvert ces quelques lignes  et je souhaite vous les faire partager.

 

- L'ascension sociale dans deux romans de Zola

 

- Portrait de la Moyenne Bourgeoisie

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 21:43
chambre Quand la lumière tombe vite, que la maison s'illumine tôt, les reflets dans les fenêtres et dans les miroirs participent à la chaleur de l'atmosphère.
   chambre2





 

Reflets-et-surrealisme 0117 On se voit dans les fenêtres, les doubles vitrages donnent des effets intéressants.  
 
autoportrait cristal copie








autoportrait    

 

 

 

cuisine

L'intérieur et l'extérieur se confondent.  

Reflets-et-surrealisme 0097  

 

 

 

 

 Reflets-et-surrealisme 0120 Les guirlandes lumineuses vues de près donnent des effets inattendus. 


 
 
Reflets-et-surrealisme 0130

Reflets-et-surrealisme 0122




 

   
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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 13:06

Aujourd'hui un message pour partager les podcasts que j'écoute assidûment. Leur qualité et leur diversité en font une vraie source de savoir, de culture et d'ouverture sur le monde. 

 

Celui de France Inter, une émission au générique culte : 2000 ans d'Histoire de Patrice Gélinet. 

Une demi heure quotidienne sur un thème d'histoire moderne ou contemporaine. 

Le format est un peu court quand le sujet choisi est large, ce qui pousse parfois P. Gélinet à élaguer le propos et  à le simplifier. 

 

Les Nouveaux Chemins de la Connaissance France Culture par Raphaël Enthoven,

Une émission quotidienne de trois quarts d'heure sur un sujet philosophique ou littéraire. Brillantissime, R. Enthoven discute avec son invité à bâtons rompus. Les émissions avec le Professeur Grimaldi sont passionnantes. 

Quand le sujet est trop philosophique, cela peut devenir un peu difficile à suivre mais quel régal pour les sujets littéraires. 

 

L'université populaire du Quai Branly diffuse les conférences données dans ce musée sur le thème des cultures étrangères. Je vous conseille le cycle sur la colonisation vue à travers le prisme des grands produits qui sous tendent cette période de l'histoire ; le pétrole, le cacao, le café, le riz. 

 

Un autre cycle très intéressant sur les archétypes comme la vahiné. 

 

La Fabrique de l'Histoire d'Emmanuel Laurentin

Une heure sur un sujet historique, parfois de l'historiographie et une fois par semaine, l'actualité de la recherche. 

Si l'on en croit la page de cette émission sur Facebook, les sujets choisis sont souvent ceux au programme du CAPES et de l'agrégation d'Histoire. 

Pour le néophyte, certains d'entre eux peuvent paraître peu intéressants car trop pointus mais certaines émissions peuvent se révéler d'un grand intérêt, notamment en raison de matinées entières consacrées à la diffusion d'archives, ce que n'offrent pas les autres podcasts d'histoire. 

 

Concordances des temps Jean Noël Jeanney

Une autre émission d'histoire axée sur la confrontation entre des enjeux de  l'époque contemporaine et l'histoire plus ancienne. Intéressant sur le fond mais le rythme de l'émission l'a rend moins attrayante.

 

L'économie en question

Une fois par semaine, l'actualité économique décortiquée par des spécialistes d'orientation politique différente. Les sujets sont bien expliqués pour des non économistes et la discussion qui s'ouvre entre les différents intervenants permet d'exposer les différents points de vue et orientations politiques.

 

Cà peut pas faire de mal Guillaume Gallienne

Une heure de lecture par cet acteur membre de la Comédie Française. Les lectures sont thématiques, très variées. La qualité de la lecture est telle que l'on retrouve le même plaisir que la lecture solitaire.

 

Le Masque et la Plume 

Emission très connue de France Inter sur le cinéma, la littérature ou le théâtre. 

Le rythme de l'émission, les "bons mots" échangés entre les intervenants en font une émission très agréable à écouter pour se tenir informé des sorties cinéma et des pièces de théâtre. Toutefois, on peut regretter la tendance des intervenants à s'écouter parler et leur vision parfois intransigeante de telle ou telle oeuvre. 

 

Les Mardis de l'Expo

Emission hebdomadaire d'une heure sur une exposition. L'oeuvre de l'artiste et le courant dans lequel elle s'insère sont décrits avec précision et avec un talent. 

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 21:54

Un petit article pour partager les livres que j'ai lus au cours de l'année 2010.Livres H

Un pêle mêle assez hétéroclite.

 


 

Alain Badiou L'hypothèse Communiste Edition Lignes. 

 Un livre parfois un peu ardu pour des non philosophes mais également très stimulant en ce qu'il fait de l'idée communiste une notion moderne qui peut servir de guide, allant ainsi à l'inverse du discours dominant ambiant. 

A. Badiou analyse trois événements historiques : la commune de Paris, Mai 1968 et la révolution culturelle chinoise, en détermine les éléments clés, leur logique, les raisons de leur inaboutissement à l'avènement d'une société communiste, ce qui ouvre la réflexion sur la construction d'une société communiste aujourd'hui. 

 

La commune de 1871 Jacques Rougerie Que Sais-je ? PUF

Dans cette collection bien connue, un petit livre utile pour qui veut réviser cet important événement de l'histoire française où pendant une très courte période, certains ont essayé de mettre en place un autre système politique fondé sur la démocratie directe. 

 

Histoire de l'Amérique Latine et des Caraïbes DE 1825 à nos jours. José Del Pozo. Editions Nouveau Monde. 

Une bonne approche de l'histoire de cette partie du globe souvent méconnue. A chaque période, l'auteur décrit l'évolution du continent : économie, problèmes sociaux, réformes avant d'approfondir de quelques un des Etats. 

 

Pour approfondir l'Histoire de l'Amérique Latine, je vous conseille les émissions de radios dont je vous parle ici.

 

L'Italie Contemporaine de 1945 à nos jours. Sous la direction de Marc Lazar. 

Un livre à la fois complet et abordable sur les grandes problématiques de l'histoire contemporaine ; le clivage entre l'Italie du Nord et du Sud, la lutte contre la Mafia, l'évolution des partis politiques, la situation sociale et économique. 

 

Le sens caché de la Photographie. Ian Jeffrey Editions Ludion

Un livre présentant synthétiquement un grand nombre de photographes des débuts de la photographie à nos jours. De beaux clichés illustrent le propos. Un ouvrage intéressant, à approfondir avec des livres consacrés à un artiste en particulier. 

 

L'Idiot de DOSTOIEVSKI

Un roman, le seul, mais je me rattraperai cette année. 

 

Après les premières pages d'acclimatation aux noms russes, aux relations entre les personnages, on se laisse emporter par les aventures rocambolesques de cet anti héros qui passe pour un idiot mais qui en réalité arrive toujours in extremis à sortir victorieusement des manipulations que lui tend son entourage, ce qui n'est possible qu'en raison de son sens moral inébranlable et d'une intelligence certaine. 

 

On retrouve cette folie russe, ces scènes tellement pleine des vie que l'on croit  entendre les éclats de voix, de colère en lisant, comme si on était au théâtre. Le réel et le magique s'entremêlent sans qu'il soit toujours possible de déterminer ce qui est de l'ordre de la trame narrative voulue par l'auteur et ce qui relève de la folie des personnages. Le style ardu, les phrases denses peuvent parfois rebuter, mais en définitive, cette écriture ne fait que renforcer l'intensité dramatique, le baroque des situations, comme les touches de pinceaux font ressortir sur une toile les mouvements de l'eau ou le vent.  Et puis, on découvre la société noble russe, ses dessous peu reluisants, les nobles destitués, leur alcoolisme,  ce qui rappelle les romans de Balzac. 

Quelques Grains de littérature

 

 

études cinéEt pour finir, deux petits livres rouges de grande qualité : 

 

 

Frédérico Fellini 8 et Demi Collection Etudes cinématographiques 

Un livre difficile à trouver. Le mien a été acheté d'occasion sur internet. Des articles très intéressants sur le plus grand film que j'ai jamais vu, celui qui m'a boulversée, qui parle de ce que j'ai au plus profond de moi. J'essaierai prochainement d'écrire quelque chose de plus développé sur le sujet. 

Andreï Tarkovski Etudes cinématographiques

Des études des principaux films de Tarkoski. Je le recommande. Il éclaire simplement ses plus grandes oeuvres comme Andrei Roublev ou Sacrifice.

 

 

 

 

 

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Published by quelquesgrains.over-blog.com - dans Petits Grains
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