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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 10:18

Beaucoup d'émissions très intéressantes en ce moment dans les podcasts. flaubert.jpg

 

Je ne peux entrer dans le détail alors autant vous signaler l'excellence de la semaine des Nouveaux Chemins de la Connaissance consacrée à Flaubert. Le talent d'un grand écrivain présenté avec tout autant de talent par les invités. L'émission sur Salammbô est particulièrement réussie avec de très belles lectures. On y croise aussi  Mme Bovary et l'Education Sentimentale.

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 18:38

Encore une fois, changement d'ambiance entre le Bois de Boulogne actuel et celui décrit par Proust.

 

Aujoud'hui, poumon de l'ouest Parisien, partie intégrante de la ville, le Bois de Boulogne était alors  à la périphérie de la capitale. Odette Swann fait ainsi preuve de modernité en s'installant dans ce quartier qui ne dispose pas encore des mêmes commodités que le reste de la ville et qui fait même craindre à Mme Verdurin, l'archétype de la snob, la présence de rats.

 

 

Seule Mme Verdurin, quand elle parlait à Odette, ne faisait pas que faillir et se trompait exprès. « Cela ne vous fait pas peur, Odette, d’habiter ce quartier perdu. Il me semble que je ne serais qu’à moitié tranquille le soir pour rentrer. Et puis c’est si humide. Ça ne doit rien valoir pour l’eczéma de votre mari. Vous n’avez pas de rats au moins ? – Mais non ! Quelle horreur ! – Tant mieux, on m’avait dit cela. Je suis bien aise de savoir que ce n’est pas vrai, parce que j’en ai une peur épouvantable et que je ne serais pas revenue chez vous. Au revoir, ma bonne chérie, à bientôt, vous savez comme je suis heureuse de vous voir.

 


Le parc ayant été aménagé au cours du XIXe siècle, on retrouve toutefois les mêmes grands axes ainsi que les mêmes centres d'intérêts que dans le roman tels que le Jardin de l'Acclimatation où le narrateur rencontre Bloch en compagnie de M et Mme Swann.

 

 

Au Jardin d’Acclimatation, que j’étais fier, quand nous étions descendus de voiture, de m’avancer à côté de MmeSwann ! Tandis que dans sa démarche nonchalante elle laissait flotter son manteau, je jetais sur elle des regards d’admiration auxquels elle répondait coquettement par un long sourire. Maintenant si nous rencontrions l’un ou l’autre des camarades, fille ou garçon, de Gilberte, qui nous saluait de loin, j’étais à mon tour regardé par eux comme un de ces êtres que j’avais enviés, un de ces amis de Gilberte qui connaissaient sa famille et étaient mêlés à l’autre partie de sa vie, celle qui ne se passait pas aux Champs-Élysées.

Souvent dans les allées du Bois ou du Jardin d’Acclimatation nous croisions, nous étions salués par telle ou telle grande dame amie des Swann, qu’il lui arrivait de ne pas voir et que lui signalait sa femme. « Charles, vous ne voyez pas Mme de Montmorency ? » et Swann, avec le sourire amical dû à une longue familiarité, se découvrait pourtant largement avec une élégance qui n’était qu’à lui.

 

 

 

ParisXX-JA-autrucheL'allée des Accacias est devenue l'Allée de Longchamps et l'avenue du Bois est devenue l'avenue Foch. 

 

 

 

 

 

 C'est dans ces grandes allées que le narrateur qui n'a pu encore s'introduire dans ce milieu social épie Mme Swann. Il en fait l'archétype de la femme élégante et projette tous ses fantasmes et ses désirs sur elle. 

 

Mais le plus souvent – quand je ne devais pas voir Gilberte – comme j’avais appris que Mme Swann se promenait presque chaque jour dans l’allée « des Acacias », autour du grand Lac, et dans l’allée de la « Reine Marguerite », je dirigeais Françoise du côté du bois de Boulogne. Il était pour moi comme ces jardins zoologiques où l’on voit rassemblés des flores diverses et des paysages opposés ; où, après une colline on trouve une grotte, un pré, des rochers, une rivière, une fosse, une colline, un marais, mais où l’on sait qu’ils ne sont là que pour fournir aux ébats de l’hippopotame, des zèbres, des crocodiles, des lapins russes, des ours et du héron, un milieu approprié ou un cadre pittoresque ; lui, le Bois, complexe aussi, réunissant des petits mondes divers et clos – faisant succéder quelque ferme plantée d’arbres rouges, de chênes d’Amérique, comme une exploitation agricole dans la Virginie, à une sapinière au bord du lac, ou à une futaie d’où surgit tout à coup dans sa souple fourrure, avec les beaux yeux d’une bête, quelque promeneuse rapide – il était le Jardin des femmes ; et – comme l’allée de Myrtes de l’Énéide – plantée pour elles d’arbres d’une seule essence, l’allée des Acacias était fréquentée par les Beautés célèbres. 

Proust Bois de Boulogne

 

Comme, de loin, la culmination du rocher d’où elle se jette dans l’eau, transporte de joie les enfants qui savent qu’ils vont voir l’otarie, bien avant d’arriver à l’allée des Acacias, leur parfum qui, irradiant alentour, faisait sentir de loin l’approche et la singularité d’une puissante et molle individualité végétale ; puis, quand je me rapprochais, le faîte aperçu de leur frondaison légère et mièvre, d’une élégance facile, d’une coupe coquette et d’un mince tissu, sur laquelle des centaines de fleurs s’étaient abattues comme des colonies ailées et vibratiles de parasites précieux ; enfin jusqu’à leur nom féminin, désœuvré et doux, me faisaient battre le cœur mais d’un désir mondain, comme ces valses qui ne nous évoquent plus que le nom des belles invitées que l’huissier annonce à l’entrée d’un bal. On m’avait dit que je verrais dans l’allée certaines élégantes que, bien qu’elles n’eussent pas toutes été épousées, l’on citait habituellement à côté de Mme Swann, mais le plus souvent sous leur nom de guerre ; leur nouveau nom, quand il y en avait un, n’était qu’une sorte d’incognito que ceux qui voulaient parler d’elles avaient soin de lever pour se faire comprendre. Pensant que le Beau – dans l’ordre des élégances féminines – était régi par des lois occultes à la connaissance desquelles elles avaient été initiées, et qu’elles avaient le pouvoir de le réaliser, j’acceptais d’avance comme une révélation l’apparition de leur toilette, de leur attelage, de mille détails au sein desquels je mettais ma croyance comme une âme intérieure qui donnait la cohésion d’un chef-d’œuvre à cet ensemble éphémère et mouvant. Mais c’est Mme Swann que je voulais voir, et j’attendais qu’elle passât, ému comme si ç’avait été Gilberte, dont les parents, imprégnés, comme tout ce qui l’entourait, de son charme, excitaient en moi autant d’amour qu’elle, même un trouble plus douloureux (parce que leur point de contact avec elle était cette partie intestine de sa vie qui m’était interdite), et enfin (car je sus bientôt, comme on le verra, qu’ils n’aimaient pas que je jouasse avec elle), ce sentiment de vénération que nous vouons toujours à ceux qui exercent sans frein la puissance de nous faire du mal.

J’assignais la première place à la simplicité, dans l’ordre des mérites esthétiques et des grandeurs mondaines, quand j’apercevais Mme Swann à pied, dans une polonaise de drap, sur la tête un petit toquet agrémenté d’une aile de lophophore, un bouquet de violettes au corsage, pressée, traversant l’allée des Acacias comme si ç’avait été seulement le chemin le plus court pour rentrer chez elle et répondant d’un clin d’œil aux messieurs en voiture qui, reconnaissant de loin sa silhouette, la saluaient et se disaient que personne n’avait autant de chic. Mais au lieu de la simplicité, c’est le faste que je mettais au plus haut rang, si, après que j’avais forcé Françoise, qui n’en pouvait plus et disait que les jambes « lui rentraient », à faire les cent pas pendant une heure, je voyais enfin, débouchant de l’allée qui vient de la Porte Dauphine – image pour moi d’un prestige royal, d’une arrivée souveraine telle qu’aucune reine véritable n’a pu m’en donner l’impression dans la suite, parce que j’avais de leur pouvoir une notion moins vague et plus expérimentale – emportée par le vol de deux chevaux ardents, minces et contournés comme on en voit dans les dessins de Constantin Guys, portant établi sur son siège un énorme cocher fourré comme un cosaque, à côté d’un petit groom rappelant le « tigre » de « feu Baudenord », je voyais – ou plutôt je sentais imprimer sa forme dans mon cœur par une nette et épuisante blessure – une incomparable victoria, à dessein un peu haute et laissant passer à travers son luxe « dernier cri » des allusions aux formes anciennes, au fond de laquelle reposait avec abandon Mme Swann, ses cheveux maintenant blonds avec une seule mèche grise ceints d’un mince bandeau de fleurs, le plus souvent des violettes, d’où descendaient de longs voiles, à la main une ombrelle mauve, aux lèvres un sourire ambigu où je ne voyais que la bienveillance d’une Majesté et où il y avait surtout la provocation de la cocotte, et qu’elle inclinait avec douceur sur les personnes qui la saluaient. Ce sourire en réalité disait aux uns : « Je me rappelle très bien, c’était exquis ! » ; à d’autres : « Comme j’aurais aimé ! ç’a été la mauvaise chance ! » ; à d’autres : « Mais si vous voulez ! Je vais suivre encore un moment la file et dès que je pourrai, je couperai. » Quand passaient des inconnus, elle laissait cependant autour de ses lèvres un sourire oisif, comme tourné vers l’attente ou le souvenir d’un ami et qui faisait dire : « Comme elle est belle ! » Et pour certains hommes seulement elle avait un sourire aigre, contraint, timide et froid et qui signifiait : « Oui, rosse, je sais que vous avez une langue de vipère, que vous ne pouvez pas vous tenir de parler ! Est-ce que je m’occupe de vous, moi ! » Coquelin passait en discourant au milieu d’amis qui l’écoutaient et faisait avec la main, à des personnes en voiture, un large bonjour de théâtre. Mais je ne pensais qu’à MmeSwann et je faisais semblant de ne pas l’avoir vue, car je savais qu’arrivée à la hauteur du Tir aux pigeons elle dirait à son cocher de couper la file et de l’arrêter pour qu’elle pût descendre l’allée à pied. Et les jours où je me sentais le courage de passer à côté d’elle, j’entraînais Françoise dans cette direction. À un moment en effet, c’est dans l’allée des piétons, marchant vers nous que j’apercevais Mme Swann laissant s’étaler derrière elle la longue traîne de sa robe mauve, vêtue, comme le peuple imagine les reines, d’étoffes et de riches atours que les autres femmes ne portaient pas, abaissant parfois son regard sur le manche de son ombrelle, faisant peu attention aux personnes qui passaient, comme si sa grande affaire et son but avaient été de prendre de l’exercice, sans penser qu’elle était vue et que toutes les têtes étaient tournées vers elle. Parfois pourtant, quand elle s’était retournée pour appeler son lévrier, elle jetait imperceptiblement un regard circulaire autour d’elle.

 

 

 

Proust Bois de Boulogne

Les tracés sont identiques mais la densité du traffic y était certainement très différente. Les grandes allées qui scindent actuellement le bois sont larges, empruntées de nombreux véhicules au point qu'il est franchementdésagréable de les longer à pied.

 

Il vaut mieux prendre les chemins de traverse qui s'enfoncent dans les sous bois le long de la serpentine et qui permettent au promeneur de découvrir les différents lacs ornant la forêt.

 

Paris Bois de Boulogne

 

Références Internet : http://vieux-papiers.over-blog.com/article-cartes-postales-automobiles-37872761.html

http://pribislav.over-blog.net/article-a-la-recherche-du-temps-perdu-lieux-69527614.html

 

<-- Les Champs Elysées

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Published by Gaëlle
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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 12:09

Proust Paris Jardin des Champs ElyséesSeconde étape, les Champs Elysées où joue le narrateur. 

 

 

Quand on visite les jardins des Champs Elysées, on a peine à imaginer ce que cette grande avenue de  presque 2 kilomètres de long n'était pas encore aménagée au XVIIIe siècle et au XIXe siècle. 

 

Aujourd'hui, ce quartier est devenu la vitrine de Paris, lieu d'exposition des marques de luxe, où se pressent les touristes qui souhaitent toucher du doigt le mode de vie "à la française", sauf que de vie typique, il n'y a plus grand chose et peu ou pas d'enfant viennent jouer au parc des champs Elysées. 

 

 

 

Proust 0190On y vient voir les illuminations tape à l'oeil de Noël, boire un verre à la terrasse d'un glacier américain célèbre, d'une sandwicherie ou d'un fast food, seuls établissements abordables pour le touriste landa. On se masse au Virgin Megastore ou à la Fnac qui ont l'intérêt indéniable d'être ouverts le dimanche, avant de se repoudrer le nez et de faire le plein de parfums dans la parfumerie grand public située non loin de là. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

coupole-du-grand-palais.JPGOn va au théatre, on va aux expositions. On admire la verrière du Grand Palais rénovée qui  projette dans la nuit de curieuses lumières. 

 

Le tracé de ce quartier de Paris a débuté au XVIIe siècle par l'aménagement du Cours de la Reine sous l'impulsion de Marie de Médicis puis Louis XIII charge Le Notre de prolonger la perspective des Tuileries jusqu'au Rond  point des Champs Elysées. Au XVIIIe siècle, l'avenue est allongée. Elle passe au dessus de la Seine par l'actuel Pont de Neuilly. 

 

A la Révolution, les Champs Elysées commencent à prendre une importance stratégique. La Place de la Concorde construite sous Louis Xet reliant les quartiers du Faubourg Saint Honoré et de Saint Germain est le lieu des exécutions publiques. La famille royale regagne Paris après la fuite à Varennes en passant par la célèbre avenue. 

 

 

arc de triomphe au temps des champs


Toutefois, au début du XVIIIe siècle, seuls quelques immeubles bordaient les Champs Elysées.  Les jardins vont être peu à peu  aménagés au cours du siècle et la physionomie actuelle de l'avenue va prendre forme. L'Arc de triomphe a été construit entre 1808 et 1835 sur ordre de Napoléon. On peut observer sur la gravure ci-contre que le majestueux monument n'était entouré que d'une grande esplanade sans forme.

 

C'est donc dans ces champs Elysées à l'architecture certainement proche de celle que nous connaissons mais dont l'ambiance était tout aussi certainement différente, que nous retrouvons  notre narrateur ,savourant les moments passés avec Gilberte et se languissant de ne pas la voir venir pendant les jours d'hiver. 

 

Pour une carte de l'Histoire des Champs Elysées

 

 

Je continuai à aller aux Champs-Élysées les jours de beau temps, par des rues dont les maisons élégantes et roses baignaient, parce que c’était le moment de la grande vogue des Expositions d’Aquarellistes, dans un ciel mobile et léger. Je mentirais en disant que dans ce temps-là les palais de Gabriel m’aient paru d’une plus grande beauté ni même d’une autre époque que les hôtels avoisinants. Je trouvais plus de style et aurais cru plus d’ancienneté sinon au Palais de l’Industrie, du moins à celui du Trocadéro. Plongée dans un sommeil agité, mon adolescence enveloppait d’un même rêve tout le quartier où elle le promenait, et je n’avais jamais songé qu’il pût y avoir un édifice du XVIIIe siècle dans la rue Royale, de même que j’aurais été étonné si j’avais appris que la Porte Saint-Martin et la Porte Saint-Denis, chefs-d’œuvre du temps de Louis XIV, n’étaient pas contemporains des immeubles les plus récents de ces arrondissements sordides. Une seule fois un des palais de Gabriel me fit arrêter longuement ; c’est que, la nuit étant venue, ses colonnes dématérialisées par le clair de lune avaient l’air découpées dans du carton et, me rappelant un décor de l’opérette Orphée aux Enfers, me donnaient pour la première fois une impression de beauté.

 

Voici ce que sont devenus ces jardins. 

 

Proust Paris Jardin des Champs ElyséesProust Paris Jardin des Champs Elysées

 

Bibliographie

 

- Courts reportages sur l'histoire des Champs Elysées  http://programmes.france3.fr/des-racines-et-des-ailes/index-fr.php?page=emission&id_article=41

- Page wikipedia sur les Champs Elysées
 http://fr.wikipedia.org/wiki/Avenue_des_Champs-%C3%89lys%C3%A9es
- Page wikipedia sur l'Arc de Triomphe  http://fr.wikipedia.org/wiki/Arc_de_triomphe_de_l'%C3%89toile


 

 

 

 

<-- Retour vers le Boulevard Malesherbes

Le Bois de Boulogne -->

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Published by Gaëlle
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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 00:25

De Beckett, on connaît En attendant Godot et Fin de Partie. Cette dernière pièce est actuellement jouée au théatre de la Madeleine et est saluée par des critiques très élogieuses. 

 

L'occasion pour nous de découvrir cet  huis clos dramatique où il se passe quelque chose, où il est aussi certainement signifié quelque chose, pour paraphraser le texte de l'auteur. Mais que se passe-t-il ? 

On voit un couple cul de jatte enfermé chacun dans une poubelle  finir leur jour et constater à chaque minute leur décripitude avancée. On voit Hamm juché sur un fauteuil roulant au milieu de la scène martyrisant par ses exigences et ses paroles son fidèle Clov qui est peut être son fils adoptif. 

 

Finalement, sous ces monolgues, ce dépérissement,  cette sorte de catastrophe naturelle extérieure qui semble enserrer de plus en plus le plateau et dont Clov oberve l'évolution depuis les deux minuscules ouvertures de la pièce, c'est la vie qui se déroule, la mort qui se profile intrinsèquement liée à la vie et non comme un point de rupture de celle-ci. Chaque personnage est aussi dépendant des autres, embarqué malgré lui dans un enchainement d'événements dont il ne maitrise pas le cours et dont il ne peut se défaire. 

 

Au théatre de la Madeleine, Paris 8e

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Published by Gaëlle - dans Petits Grains
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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 22:53

 

 

Proust Paris bd Malesherbes n°9Première étape, le n°9 Boulevard Malesherbes, un immeuble haussmanien comme il y en a tant dans ce quartier de Paris.  Rectilignes, larges et bordés de grandes batisses, ces grands boulevards parent la capitalede leur atmosphère froide et ordonnée. 

 

Pour ce qui est des logements, nous avons tous en tête les grands intérieurs, hauts de plafond avec moulures au plafond que les mutiples émissions de déco s'attachent à "relooker" au goût du jour.

 

Paris les gds boulevards


 

 

Proust donne peu d'indications quant  aux décors intérieurs, s'attachant plus à la description des personnages, des dialogues et des tempéraments. 

 

 

 

On peut tout de même citer cet extrait Du Coté de chez Swann qui décrit avec acidité l'intérieur ridicule de Mme VERDURIN. 

 

MmeVerdurin était assise sur un haut siège suédois en sapin ciré, qu’un violoniste de ce pays lui avait donné et qu’elle conservait, quoiqu’il rappelât la forme d’un escabeau et jurât avec les beaux meubles anciens qu’elle avait, mais elle tenait à garder en évidence les cadeaux que les fidèles avaient l’habitude de lui faire de temps en temps, afin que les donateurs eussent le plaisir de les reconnaître quand ils venaient. Aussi tâchait-elle de persuader qu’on s’en tînt aux fleurs et aux bonbons, qui du moins se détruisent ; mais elle n’y réussissait pas et c’était chez elle une collection de chauffe-pieds, de coussins, de pendules, de paravents, de baromètres, de potiches, dans une accumulation de redites et un disparate d’étrennes.

De ce poste élevé elle participait avec entrain à la conversation des fidèles et s’égayait de leurs « fumisteries », mais depuis l’accident qui était arrivé à sa mâchoire, elle avait renoncé à prendre la peine de pouffer effectivement et se livrait à la place à une mimique conventionnelle qui signifiait, sans fatigue ni risques pour elle, qu’elle riait aux larmes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus loin, nous trouvons la description également grinçante du salon Verdurin. 

 


 

– Ah ! je suis contente que vous appréciiez mon canapé, répondit MmeVerdurin. Et je vous préviens que si vous voulez en voir d’aussi beau, vous pouvez y renoncer tout de suite. Jamais ils n’ont rien fait de pareil. Les petites chaises aussi sont des merveilles. Tout à l’heure vous regarderez cela. Chaque bronze correspond comme attribut au petit sujet du siège ; vous savez, vous avez de quoi vous amuser si vous voulez regarder cela, je vous promets un bon moment. Rien que les petites frises des bordures, tenez là, la petite vigne sur fond rouge de l’Ours et les Raisins. Est-ce dessiné ? Qu’est-ce que vous en dites, je crois qu’ils le savaient plutôt, dessiner ! Est-elle assez appétissante cette vigne ? Mon mari prétend que je n’aime pas les fruits parce que j’en mange moins que lui. Mais non, je suis plus gourmande que vous tous, mais je n’ai pas besoin de me les mettre dans la bouche puisque je jouis par les yeux. Qu’est ce que vous avez tous à rire ? Demandez au docteur, il vous dira que ces raisins-là me purgent. D’autres font des cures de Fontainebleau, moi je fais ma petite cure de Beauvais. Mais, monsieur Swann, vous ne partirez pas sans avoir touché les petits bronzes des dossiers. Est-ce assez doux comme patine ? Mais non, à pleines mains, touchez-les bien.

– Ah ! si madame Verdurin commence à peloter les bronzes, nous n’entendrons pas de musique ce soir, dit le peintre.

– Taisez-vous, vous êtes un vilain. Au fond, dit-elle en se tournant vers Swann, on nous défend à nous autres femmes des choses moins voluptueuses que cela. Mais il n’y a pas une chair comparable à cela ! Quand M. Verdurin me faisait l’honneur d’être jaloux de moi – allons, sois poli au moins, ne dis pas que tu ne l’as jamais été…

– Mais je ne dis absolument rien. Voyons, docteur, je vous prends à témoin : est-ce que j’ai dit quelque chose ?

Swann palpait les bronzes par politesse et n’osait pas cesser tout de suite.

– Allons, vous les caresserez plus tard ; maintenant c’est vous qu’on va caresser, qu’on va caresser dans l’oreille ; vous aimez cela, je pense ; voilà un petit jeune homme qui va s’en charger.

 

alice-au-pays-des-merveilles.jpg

 

 

 

Voici comment Proust à travers la description du mobilier dépeint la psychologie de ses personnages. Partant du détail, il décrit Mme Verdurin comme perchée sur le trône d'Alice au Pays des Merveilles planté au milieu d'un bricà brac disparate,  tenant des propos allant du désintéressant détail des ses chaises à des considérations sur les bienfaits purgatifs des fruits et terminant sur le pelotage des bronzes des dossiers, selon le mot choisi par Proust lui même, rendant moqueur ou mals à l'aise ses invités.

 

 

 

 

Dans A l'Ombre des Jeunes Filles en Fleurs , Proust décrit suivant le même schéma le salon d'hiver d'Odette Swann.


Les jours où Mme Swann n’était pas sortie du tout, on la trouvait dans une robe de chambre de crêpe de Chine, blanche comme une première neige, parfois aussi dans un de ces longs tuyautages de mousseline de soie, qui ne semblent qu’une jonchée de pétales roses ou blancs et qu’on trouverait aujourd’hui peu appropriés à l’hiver, et bien à tort. Car ces étoffes légères et ces couleurs tendres donnaient à la femme – dans la grande chaleur des salons d’alors fermés de portières et desquels ce que les romanciers mondains de l’époque trouvaient à dire de plus élégant, c’est qu’ils étaient « douillettement capitonnés » – le même air frileux qu’aux roses, qui pouvaient y rester à côté d’elle, malgré l’hiver, dans l’incarnat de leur nudité, comme au printemps. À cause de cet étouffement des sons par les tapis et de sa retraite dans des enfoncements, la maîtresse de la maison n’étant pas avertie de votre entrée comme aujourd’hui continuait à lire pendant que vous étiez déjà presque devant elle, ce qui ajoutait encore à cette impression de romanesque, à ce charme d’une sorte de secret surpris, que nous retrouvons aujourd’hui dans le souvenir de ces robes déjà démodées alors, que Mme Swann était peut-être la seule à ne pas avoir encore abandonnées et qui nous donnent l’idée que la femme qui les portait devait être une héroïne de roman parce que nous, pour la plupart, ne les avons guère vues que dans certains romans d’Henry Gréville. Odette avait maintenant, dans son salon, au commencement de l’hiver, des chrysanthèmes énormes et d’une variété de couleurs comme Swann jadis n’eût pu en voir chez elle. Mon admiration pour eux – quand j’allais faire à Mme Swann une de ces tristes visites où, lui ayant, de par mon chagrin, retrouvé toute sa mystérieuse poésie de mère de cette Gilberte à qui elle dirait le lendemain : « Ton ami m’a fait une visite » – venait sans doute de ce que, rose pâle comme la soie Louis XIV de ses fauteuils, blancs de neige comme sa robe de chambre en crêpe de Chine, ou d’un rouge métallique comme son samovar, ils superposaient à celle du salon une décoration supplémentaire, d’un coloris aussi riche, aussi raffiné, mais vivante et qui ne durerait que quelques jours. Mais j’étais touché, moins par ce que ces chrysanthèmes avaient d’éphémère, que de relativement durable par rapport à ces tons aussi roses ou aussi cuivrés, que le soleil couché exalte si somptueusement dans la brume des fins d’après-midi de novembre, et qu’après les avoir aperçus avant que j’entrasse chez Mme Swann, s’éteignant dans le ciel, je retrouvais prolongés, transposés dans la palette enflammée des fleurs. Comme des feux arrachés par un grand coloriste à l’instabilité de l’atmosphère et du soleil, afin qu’ils vinssent orner une demeure humaine, ils m’invitaient, ces chrysanthèmes, et malgré toute ma tristesse, à goûter avidement pendant cette heure du thé les plaisirs si courts de novembre dont ils faisaient flamber près de moi la splendeur intime et mystérieuse. 


A un autre personnage, un autre décor, capitonné, chargé mais décrit comme beau car il lié à l'amour du narrateur. Il s'agit de l'écrin dans lequel vit Gilberte et sa mère, Odette Swann, sur qui le narrateur transpose à ce moment du récit l'ensemble de l'amour qu'il éprouve. 

 

On peut comparer cette description à celle de l'intérieur d'Odette dans Du Coté de chez Swann.

 

Mais il n’entrait jamais chez elle. Deux fois seulement, dans l’après-midi, il était allé participer à cette opération capitale pour elle, « prendre le thé ». L’isolement et le vide de ces courtes rues (faites presque toutes de petits hôtels contigus, dont tout à coup venait rompre la monotonie quelque sinistre échoppe, témoignage historique et reste sordide du temps où ces quartiers étaient encore mal famés), la neige qui était restée dans le jardin et aux arbres, le négligé de la saison, le voisinage de la nature, donnaient quelque chose de plus mystérieux à la chaleur, aux fleurs qu’il avait trouvées en entrant.

Laissant à gauche, au rez-de-chaussée surélevé, la chambre à coucher d’Odette qui donnait derrière sur une petite rue parallèle, un escalier droit entre des murs peints de couleur sombre et d’où tombaient des étoffes orientales, des fils de chapelets turcs et une grande lanterne japonaise suspendue à une cordelette de soie (mais qui, pour ne pas priver les visiteurs des derniers conforts de la civilisation occidentale, s’éclairait au gaz) montait au salon et au petit salon. Ils étaient précédés d’un étroit vestibule dont le mur quadrillé d’un treillage de jardin, mais doré, était bordé dans toute sa longueur d’une caisse rectangulaire où fleurissaient comme dans une serre une rangée de ces gros chrysanthèmes encore rares à cette époque, mais bien éloignés cependant de ceux que les horticulteurs réussirent plus tard à obtenir. Swann était agacé par la mode qui depuis l’année dernière se portait sur eux, mais il avait eu plaisir, cette fois, à voir la pénombre de la pièce zébrée de rose, d’oranger et de blanc par les rayons odorants de ces astres éphémères qui s’allument dans les jours gris. Odette l’avait reçu en robe de chambre de soie rose, le cou et les bras nus. Elle l’avait fait asseoir près d’elle dans un des nombreux retraits mystérieux qui étaient ménagés dans les enfoncements du salon, protégés par d’immenses palmiers contenus dans des cache-pot de Chine, ou par des paravents auxquels étaient fixés des photographies, des nœuds de rubans et des éventails. Elle lui avait dit : « Vous n’êtes pas confortable comme cela, attendez, moi je vais bien vous arranger », et avec le petit rire vaniteux qu’elle aurait eu pour quelque invention particulière à elle, avait installé derrière la tête de Swann, sous ses pieds, des coussins de soie japonaise qu’elle pétrissait comme si elle avait été prodigue de ces richesses et insoucieuse de leur valeur. Mais quand le valet de chambre était venu apporter successivement les nombreuses lampes qui, presque toutes enfermées dans des potiches chinoises, brûlaient isolées ou par couples, toutes sur des meubles différents comme sur des autels et qui dans le crépuscule déjà presque nocturne de cette fin d’après-midi d’hiver avaient fait reparaître un coucher de soleil plus durable, plus rose et plus humain – faisant peut-être rêver dans la rue quelque amoureux arrêté devant le mystère de la présence que décelaient et cachaient à la fois les vitres rallumées – elle avait surveillé sévèrement du coin de l’œil le domestique pour voir s’il les posait bien à leur place consacrée. Elle pensait qu’en en mettant une seule là où il ne fallait pas, l’effet d’ensemble de son salon eût été détruit, et son portrait, placé sur un chevalet oblique drapé de peluche, mal éclairé. Aussi suivait-elle avec fièvre les mouvements de cet homme grossier et le réprimanda-t-elle vivement parce qu’il avait passé trop près de deux jardinières qu’elle se réservait de nettoyer elle-même dans sa peur qu’on ne les abîmât et qu’elle alla regarder de près pour voir s’il ne les avait pas écornées. Elle trouvait à tous ses bibelots chinois des formes « amusantes », et aussi aux orchidées, aux catleyas surtout, qui étaient, avec les chrysanthèmes, ses fleurs préférées, parce qu’ils avaient le grand mérite de ne pas ressembler à des fleurs, mais d’être en soie, en satin. « Celle-là a l’air d’être découpée dans la doublure de mon manteau », dit-elle à Swann en lui montrant une orchidée, avec une nuance d’estime pour cette fleur si « chic », pour cette sœur élégante et imprévue que la nature lui donnait, si loin d’elle dans l’échelle des êtres et pourtant raffinée, plus digne que bien des femmes qu’elle lui fît une place dans son salon. En lui montrant tour à tour des chimères à langues de feu décorant une potiche ou brodées sur un écran, les corolles d’un bouquet d’orchidées, un dromadaire d’argent niellé aux yeux incrustés de rubis qui voisinait sur la cheminée avec un crapaud de jade, elle affectait tour à tour d’avoir peur de la méchanceté, ou de rire de la cocasserie des monstres, de rougir de l’indécence des fleurs et d’éprouver un irrésistible désir d’aller embrasser le dromadaire et le crapaud qu’elle appelait : « chéris ». Et ces affectations contrastaient avec la sincérité de certaines de ses dévotions, notamment à Notre-Dame du Laghet qui l’avait jadis, quand elle habitait Nice, guérie d’une maladie mortelle, et dont elle portait toujours sur elle une médaille d’or à laquelle elle attribuait un pouvoir sans limites. Odette fit à Swann « son » thé, lui demanda : « Citron ou crème ? » et comme il répondit « crème », lui dit en riant : « Un nuage ! » Et comme il le trouvait bon : « Vous voyez que je sais ce que vous aimez. » Ce thé en effet avait paru à Swann quelque chose de précieux comme à elle-même, et l’amour a tellement besoin de se trouver une justification, une garantie de durée, dans des plaisirs qui au contraire sans lui n’en seraient pas et finissent avec lui, que quand il l’avait quittée à sept heures pour rentrer chez lui s’habiller, pendant tout le trajet qu’il fit dans son coupé, ne pouvant contenir la joie que cet après-midi lui avait causée, il se répétait : « Ce serait bien agréable d’avoir ainsi une petite personne chez qui on pourrait trouver cette chose si rare, du bon thé. » Une heure après, il reçut un mot d’Odette, et reconnut tout de suite cette grande écriture dans laquelle une affectation de raideur britannique imposait une apparence de discipline à des caractères informes qui eussent signifié peut-être pour des yeux moins prévenus le désordre de la pensée, l’insuffisance de l’éducation, le manque de franchise et de volonté. Swann avait oublié son étui à cigarettes chez Odette. « Que n’y avez-vous oublié aussi votre cœur, je ne vous aurais pas laissé le reprendre. »

 

fleurs-proust.jpgEncore du bric à brac même si celui tire vers l'orient, vers la profusion de drapures,  de décors, de bibelots et déjà de chrysantèmes bien que moins beaux que ceux que Odette, devenue Mme Swann ,disposera dans son salon d'hiver. Encore une fois, l'objet porte la narration. Tout comme Odetteparvient à se hisser à un rang supérieur en épousant Swann, les chrysantèmes améliorés par les manipulations des horticulteurs seront plus beaux du temps de son mariage. Les fleurs sont comme des soieries et des vêtements, lesquels sont intimement liés à Odette dont le rôle de courtisane et dont les amibitions sociales lui imposent de soigner particulièrement son paraître. 

 

L'intérieur nous dépeint  aussi sa naïveté et sa fraicheur qui transparaît à travers le mauvait goût de la décoration et qu'elle fait pourtant fièrement partager à ses invités, veillant à ce que les lampions le mettent correctement en valeur.

 

Il y a aussi du mystère dans cet éclairage qui laisserait passer de la rue des ombres chinoises, prémonition de ce qu'éprouvera quand Swann quand ivre de jalousie, il croira entendre du bruit derrière le volet, cette fois fermé, d'Odette. 

 

2nde étape : Les Champs Elysées -->

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 20:28

Du Coté de chez Swann, 2e partie et à l'Ombre des Jeunes Filles en Fleurs nous entraine dans la vie du narrateur devenu adolescent puisqu'il est question de la fréquentation de maisons closes mais qui a gardé la faiblesse physique et psychique de son enfance, ses doutes et ses angoisses.

 

Pourquoi essayer de repérer sur une carte les passages décrivant la capitale ? pourquoi comparer l'architecture d'aujourd'hui à celle du XIXe siècle ? parce qu'un écrivain qui situe expressément son oeuvre a en tête le décor de celle-ci et son ambiance en écrivant de telle sorte qu'il témoigne indirectement de son époque tout en déroulant sous nos yeux une fiction. Et se rendre sur les lieux auxquels fait référence l'écrivain, c'est aussi se laisser aller avec délice à l'épaisseur de la narration, à discerner les fils sous jacents de l'histoire qui donnent à l'histoire sa profondeur et sa vraissemblance. 

 

Car Proust parle de son temps, raille ses contemporains et leur snobisme, décrit l'apparition de nouvelles habitudes de vie et voit sous ses yeux s'étendre le Paris qui devriendra un siècle plus tard celui que nous connaissons aujourd'hui. Ainsi, on apprend que l'appartement d'Odette Swann est la limite de Paris, presque dans les faubourgs, au point qu'il n'y a pas encore d'électricité et que les parents du narrateur se rendent à la campagne à Meiudon quii se trouve à présent de l'autre côté de la Seine, à quelques encablures de Boulogne et du bois du même nom dans lequel Proust plante son décor, à 10 minutes en train de la gare Montparnasse. 

 

Les temps changent ....

 

Je vous propose ainsi une ballade du Boulevard Malesherbes, au numéro 9, où Proust vécut avec ses parents, au jardin des Champs Elysées où le narrateur joue et rencontre Gilberte Swann aux allées du Bois de Boulogne dans lequel le narrateur épie Mme Swann avant d'obtenir l'honneur de se promener avec elle. A l'appui de cette promenade, quelques extraits de l'oeuvre et des indications historiques sur certains lieux. 

 

Vous pouvez vous reporter à ce plan pour une vue d'ensemble de ce triangle parisien

 


Afficher Le Paris du narrateur sur une carte.

 

1ere étape le Boulevard Malesherbes --> 

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 23:02

PELE-MELE.jpeg

Paris, ce n'est pas le sujet d'un réel carnet de voyage, Paris, c'est la ville où j'ai grandi, j'y ai des habitudes, je connais bien certains quartiers, certains endroits sont chargés de souvenirs. 

 

La vie m'a quelque peu éloignée de la capitale mais quand j'y retourne, je ressens toujours le même sentiment de me retrouver chez moi, à ma place. 

 

Alors, je voudrais vous faire partager mes endroits préférés, vous présenter les photographies de quartiers méconnus que je découvre peu à peu. Et puis, ce que je préfère en flanant dans les rues de Paris, c'est retrouver les lieux du passé, là où se sont déroulés les grands événements historiques, ceux qui sont décrits par les grands écrivains et notamment ceux du XIXe siècle. 

 

Il est toujours amusant de contempler une rue en mesurant les évolutions et les permanences des paysages, des décors.

 

Tout d'abord, je vous ferai partager le décor du second tome de la Recherche du Temps Perdu de Marcel Proust.

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 22:07

Encore un peu de nouveau dans les Podcasts. Je regrettais récemment la fin de l'Emission de France Inter 2000 ans d'Histoire (ici)

 

Voici de quoi approfondir vos connaissances historiques ; Au coeur de l'Histoire sur Europe 1. Une émission suffisamment longue, 45 minutes, construite sur un dialogue  avec un invité ou sur la narration d'un événement historique. 

 

Je vous conseille pour commencer la  France et ses Impôts, Emission du 31 mai 2011.

 

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 13:36

Il y a quelques mois(ici), je vous faisais part de mes podcasts préférés qui m'accompagnent dans mes longs trajets Domicile-Travail

Travail-Domicile.

 

Hélas, depuis le début de l'année 2011, l'Emission 2000 ans d'Histoire sur France Inter présentée par Patrice Gélinet s'est interrompue, ce dernier ayant été nommé au CSA.

 

La Marche de l'Histoire a repris le flambeau. Après des débuts difficiles, brouilons,  avec beaucoup d'extraits films quelque soit le sujet choisi, on est parvenu à net mieux. Le plan de l'émission est clair, le phrasé agréable, presque calqué sur celui de Patrice Gelinet.

 

On peut notamment écouter avec plaisir :

- l'émission du 19 avril 2011 sur la guerre  de 1870

- celle du 9 mai 2011 sur les Radios Libres qui complète utilement les deux émissions consacrées au trentenaire de l'élection de F. MITTERRAND à la présidentielles (pour plus d'émission sur le sujet, c'est ici).

- l'émission du 4 mai 2011 sur Ramsès II, pharaon immortel

-l'émission du 11 mai 2011 sur les Premiers Rastas

-l'émission du 21 avril 2011 sur le pusch des généraux d'Alger

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 22:52

le-promeneur-du-Champ-de-Mars.jpg

Nous célébrons à moins d'un an des années présidentielles de l'années 2012, les 30 ans de l'élection présidentielle de F. Mitterrand. 

 

Première fois que le parti socialiste est représenté à la magistrature suprême de la Ve République. 

 

L'occasion pour les podcasts  et émissions de télévision de rassembler sur ce thème des films et des documentaires. 

 

Arte  nous a ainsi proposé  le 9 mai dernier le Promeneur du Champ de Mars avec Michel Bouquet. 

 

La Marche de l'Histoire a quant à elle réalisé deux émissions : l'une sur le Congrès d'Epinay, premier pas de F. Miterrand dans la conquête présidentielle et une autre émission sur la campagne de 1981

 

A travers ces deux émissions on  se remémorre les relations du Parti Socialiste avec le Parti Communiste, la rupture du programme commun puis l'entrée pour la première fois depuis la fin de seconde guerre mondiale de ministres communistes au gouvernement.

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