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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 12:58

Bonjour,

Après une trèèèèèèèèèèèèèèèèès longue période d'inactivité, Quelques Grains déménage à une nouvelle adresse. Vous pouvez me retrouver à

www.quelquesgrains.fr


A bientôt

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Published by Gaëlle
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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 13:06

 

Une experience de la déconnexion

 

Après une longue, très longue absence, je reviens avec un article sur la déconnexion d'internet, car paradoxalement, s'il y a des lustres que je n'ai pas écrit ici, je suis en réalité de plus en plus connectée à internet.

Aller en vacances à un endroit sans aucune connexion à internet ? Ma première réaction fut de trouver cela impensable. Çà allait gacher mes vacances, comment regarder les films en replay, télécharger des podcasts, consulter mes mails, aller sur Facebook et lire les  blogs que j'ai pris l'habitude de suivre ?

Et finalement, ce fut une cure apaisement. La transition s 'est faite sans heurts, sans sentiment de manque,  comme si ce qui occupait une grande partie de mes journées, surtout depuis mon congé maternité, n'avait  en définitive que peu d'importance et ne servait finalement qu'à combler les trous de mon emploi de temps et à rendre plus indolore mon relatif ennui, ennui  dont je n'avais pas vraiment conscience. 

Alors que fait internet de nous ? Nous endort-il ? Nous enferme-t-il dans une  petite routine bien huilée pour grignoter nos minutes pourtant si précieuses ? Et d'abord se déconnecter, c'est se déconnecter de quoi exactement, de quelles habitudes de vie ? 

Pour essayer de le comprendre, je pense qu'il est nécessaire d'analyser ce qu'est exactement mon usage d'Internet d'aujourd'hui par rapport à ce qu'il a été quand j'y faisais mes premiers pas, ce qui dépend évidemment de moi mais aussi de l'offre que l'on peut y trouver. Et je tiens à le dire d'emblée, la petite virée dans le temps ancien à laquelle je veux me livrer n'a aucune prétention scientifique, historique et objective. Il s'agit uniquement de mon expérience et de la façon dont j'ai vécu l'évolution du web. 

J'ai l'habitude de dire qu'internet est la révolution technique de ma génération. Mon arrière  grand mère née à la fin du XIX siècle avait connu l'invention de l'électricité. Pensez au tableau monumental de DUFFY sur la fée électricité pour essayer de mesurer le profond changement que cela a apporté. 

Pour moi, ce sera internet, c'est à dire la possibilité d'avoir sous la main immédiatement son compte bancaire, les ressources juridiques dont j'avais besoin pour mes études, les rencontres virtuelles  avec de parfaits inconnus sur tous les sujets possibles, les recherches sur n'importe quel sujet, la possibilité d'ouvrir son propre site Web, son propre espace d'expression et d'être lue par des milliers de personnes dont je m'étonnerai toujours qu'elles aient trouvé nos pages à travers la jungle des sites abordant le même sujet.

Évidemment, c'était lent. il fallait déjà se connecter. Vous vous souvenez du bruit du modem qui compose le numéro , qui grésille, qui grésille  et puis çà y'est on est connecté ? Encore avant, bien sur, il y a avait eu le Minitel et il fallait encore attendre plus longtemps que les petits carrés verts, tels de grossiers pixels s'assemblent enfin pour former une image, un titre, une annonce d'accueil. 

 
Cette relative lenteur du modem et le forfait limité qui l'accompagnait conduisait  à une consommation limitée, allant droit vers ce que l'on cherchait. Des outils spéciaux existaient pour aspirer les sites que l'on jugeait les plus intéressants pour pouvoir ensuite les parcourir hors ligne. 
 
Pour parler du domaine juridique que je connais bien, Legifrance n'était encore qu'à ses balbutiements. les codes de lois étaient en ligne mais finalement ce n'était pas très utile car les codes, tout le monde les possédait en version papier ou les trouvait facilement dans n'importe quelle bibliothèque universitaire. Et, encore une fois, entre la lenteur de la connexion et le forfait limité, il était bien compliqué d'aller sur son ordinateur, de lancer le modem et de trouver le bon article. Chercher dans le code papier était cent fois  plus rapide et plus efficace. Les revues juridiques n'étaient pas en ligne, ni les arrêts de la Cour de Cassation. Impossible d'approfondir la lecture d'un cours ou d'un livre de droit en allant chercher les références jurisprudentielles ou les articles de doctrine en ligne. Pour les non-juristes, je traduis : impossible de consulter directement en ligne les références figurant en bas de page des livres de droit ou citées dans un cours de fac.
 
Autre usage que je faisais d'internet : la communication en direct à travers de petits logiciels comme ICQ (notez au passage le jeu de mot I seek you, je te cherche pour les non anglophones) au charme suranné qu'un hippie n'aurait pas renié puisque son symbole pour matérialiser la connexion ou la déconnexion d'un contact était une charmante fleur aux couleurs criardes. 
 
Et puis le web a évolué. D'abord sur le plan technique, la rapidité s'est tellement accentuée que l'on est aujourd'hui dans la quasi instantanéité. Côté porte monnaie, les forfaits sont maintenant illimités. Enfin, les plateformes d'accès à internet se sont diversifiées. A côté des ordinateurs, on a désormais accès à internet sur les téléphones portables rebaptisés "Smartphones" et sur les tablettes. 
 
Sur le plan du contenu, le web s'est professionnalisé à mesure qu'il touchait un nombre croissant de personnes. Les sociétés commerciales ne pouvaient plus laisser de côté cet immense marché qui s'ouvraient à elles et qui répondait en outre au besoin toujours accru de rapidité et de fluidité dans les relations sociales. 
 
Internet s'est ainsi emparé de la vente par correspondance qui établissait déjà  une relation virtuelle entre l'acheteur et le vendeur mais à partir d'un support réel qu'était le catalogue papier.
 
Les filles de ma génération se souviendront avec émotion du catalogue du Club des Créateurs de Beauté que l'on pouvait consulter en rêvant à la fille incroyablement belle que l'on serait avec tel maquillage ou en pensant au délice que serait d'appliquer tel soin. Car c'est cela la force d'un catalogue papier, créer un moment où le client peut à loisir rêver devant les tenues proposées , échanger avec son entourage sans que le commerçant n'intervienne pour pousser à l'achat. Bref, le charme de la vente par correspondance sur catalogue réside dans la virtualité de l'achat, dans la possibilité de pouvoir fantasmer le produit convoité. Mais il permet aussi de pouvoir l'acquérir et de l'essayer à l'abri du regard social désapprouvant voire se moquant du  choix d'une jupe trop courte pour peu que l'acheteuse ne réponde pas aux canons de beauté. Acheter par correspondance c'est pouvoir prendre possession du bien seul face à soi même, après cette période de rêve devant l'image papier et cerise sur la gâteau, c'est être dans l'assurance de pouvoir retourner finalement le bien s'il s'avère que l'achat a été une erreur. J'insiste sur ce qu'est selon moi la"vieille" vente par correspondance parce que je pense qu'internet n'a pas fait que prolonger celle-ci en l'adaptant aux nouveaux moyens de communication. Mais c'est déjà aborder la question de ce de quoi je me suis déconnectée et j'y viendrais dans un second temps.
 
Revenons donc à la transformation du web, Je précise que je parle de ce qui s'est passé au tournant des années 2005 et qu'à mes yeux, le vieil internet,  c'est celui de la fin des années 90. Je sais bien qu'il existait avant -Technikart propose par exemples la consultation moyennant finances de ses archives depuis 1991 - mais je n'y avais pas accès et je suis donc bien incapable de le décrire.  
 
Les informations qui étaient jusqu'alors gratuites sont devenues payantes. Les logiques de ligne éditoriales bien connues de la presse écrite se sont retrouvées dans les sites internet. Je pense notamment à des sites comme Technikart qui, depuis, propose des abonnements, une version papier etc ...
 
Des choses récentes et gratuites sont apparues ces dernières années comme un vent nouveau permettant à nouveau à tout à chacun de s'exprimer mais de manière très différente. Il y a eu twitter et ses fameux 140 caractères. Instagram et ses photos instafood, de look et de lieux  idylliques tout  autour de la planète, facebook et son mur qui vous le dit clairement "exprimez vous " . Les sites internet amateurs structurés par un plan, des liens etc ... ont été remplacés par des blogs. Cela permet la même chose que les anciens sites mais faute d'avoir un système de navigation, on se retrouve devant une pile d'articles parmi lesquels on peut naviguer en consultant des archives peu pratiques ou des catégories à l'intérieur desquelles on retrouve le tri chronologique. C'est finalement logique car le blog est fait pour être lu régulièrement par ses lecteurs avides de nouvelles fraîches. Peu importe ce qui a été écrit ou photographié il y a un an voire il y a un mois, 
 
En parallèle de ces évolutions de contenu,  s'est dessinée une évolution des supports de connection. Fini l'ordinateur fixe ou l'ordinateur portable : Internet se consulte désormais,sur des smart phones ou sur des tablettes. C'est dire qu'internet est désormais "portatif", qu'il accompagne tout à chacun dans ses déplacements, dans tous les temps morts de notre vie, dans les moments d'attente des transports en commun. D'ailleurs, des applications comme Instagram ne sont encore conçues que pour un téléphone. 
 
Mais finalement est ce que ces multiples consultations n'occupent réellement que mes temps morts ? Cette expérience de déconnexion m'a montré qu'en réalité, je ne faisais pas que consulter ces multiples applications et sites web que pendant les temps mornes. J'ai pris peu à peu l'habitude de les utiliser le matin en me levant, de manière machinale, pour me réveiller, en  micro pause dans la journée entre deux dossiers, entre le lavage de nez d'un enfant et le biberon de sa petite sœur. Et ceci est d'autant plus facile que je le fais à partir de ma tablette. Il est évident que je n'aurai pas pris cette même habitude avec un oridnateur fixe forcément moins accessible au réveil et moins à portée de main dans la journée. 
 
Pour mieux comprendre, il faut à présent que j'explicite mes habitudes de consommation d'Internet. 
 
Je suis 5 blogs beauté/mode sur internet de manière régulière c'est à dire que je vais lire systématiquement les nouveaux articles, soit en consultant directement le site pour voir s'il y'a du nouveau ou en y allant après avoir été informée par Instagram qu'un nouvel article était en ligne. En outre, je consulte régulièrement les chaînes you tube de vlogueuses beauté. Les vidéos peuvent durer jusqu'à 15 minutes et il y a environ 2 à 3 nouveaux articles par semaine à lire sur chacun des blogs que je suis. 
 
Ce qui est curieux avec ces blogs c'est le décalage entre le public manifestement visé - collégiennes, lycéennes jusqu'aux trentenaires - et le prix des produits proposés que ce soit en matière de beauté ou de mode ! On parle de fond de teint à 50 euros, de pinceaux de maquillage à 20 euros pièce, de lotion démaquillante ou rajeunissante également dans ce même ordre de prix.  En sachant que pour réaliser tel ou tel maquillage,  il faut un fond de teint, trois fards de poudre ou une palette, plus des bases de make up pour le teint et et les paupières, je vous laisse calculer le budget. 
 
Peut être que c'est you youtubeuses ont remplacé le rêve offert par les vieux catalogues papier en mettant en scène ( et je ne sais pas vraiment à quel point il existe une mise en scène réfléchie et markettée même si elles s'en défendent toutes) la girl next door très fraîche, très belle qui dispense  ses secrets de beauté. C'est une nouvelle façon de faire à mille lieux des tops models inaccessibles qui ont bercé mon adolescence. Ces jeunes filles sont plus accessibles mais aussi beaucoup plus directement prescriptrices qu'une photographie sur papier glacé montrant une femme divinement belle. 
 
Il y a une autre différence avec les médias classiques : auparavant, on vous parlait d'une crème miraculeuse dans Elle, il fallait noter l'adresse de la boutique pour y aller plus tard. Je me souviens que pendant les grandes vacances avec ma cousine, quand nous étions loin de Paris, nous établissions des listes interminables d'adresse et de contact pour trouver tous les produits recommandés dans les magazines, produits que nous n'achetions jamais par manque de temps, la rentrée scolaire bousculant à nouveau les priorités. Maintenant, on vous parle d'un nouveau it- bag, c'est à dire de celui que toutes les stars portent moyennant bien sur un prix modique, il suffit d'ouvrir un nouvel onglet dans l'explorateur internet ou de cliquer sur le lien du blog pour trouver l'eshop qui justement vend le produit en question. 
 
 
Et encore une fois, que ces blogueuses soient ou non téléguidées par les marques, il reste que tout est construit pour aller regarder la nouvelle page et donc le nouveau produit quand les magazines papier sont au mieux hebdomadaires. Le renouvellement du discours beauté est donc beaucoup plus lent dans la presse écrite. Bref, Internet s'insère parfaitement dans une logique commerciale d'accumulation d'offre avec l'effet étourdissant et additictif que cela entraîne. Je ne  pense pas être une grande consommatrice, je me refrène beaucoup et mon budget est loin d'être illimité mais reste que je passe un temps non négligeable à regarder tous ces produits, à aller sur tous ces e-shops même si je valide rarement les paniers remplis. Ça fait partie d'une habitude sur laquelle je prends seulement maintenant du recul, certainement que c'est une façon de se saisir du rêve que diffuse tout ce système.
 
Autre maillon dans le système de vente à tout va par internet, les ventes dites "privées".
Je consulte tous les matins dans mon lit ma boîte mail et là, tous les jours , c'est l'avalanche de promos en tout genre à tel point que ces ventes privées n'ont certainement plus de privée que le nom. On y vend des vêtements bien sur, mais aussi de la nourriture, de l'électronique, même des produits ménagers. Il y a des bonnes affaires et des ventes qui me laissent perplexes, surtout la nourriture de type bonbons qui devient assez chère si on compte les frais de port. Je suis perplexe mais j'y vais souvent et le soir, je regarde le mail qui m'avertit des ventes privées du lendemain, en fonction des préférences que j'ai indiqué dans un formulaire en ligne. Je m'inscris à celles qui m'intéressent et je reçois le matin un mail d'alerte annonçant l'ouverture de la fameuse vente.  Vous remarquerez que sur certains sites, quand on en est aux étapes de validation du panier, l'adresse figurant en haut du navigateur fait mention d'un tunnel de validation. Je crois que le tunnel est en réalité tracé bien avant la validation du panier pour nous inciter à nous connecter puis à acheter, 
 
 
 
Là où les choses ont changé depuis la vieille vente par correspondance sur catalogue papier, c'est l'idée de rareté du bien vendu et donc la nécessité d'acheter tout de suite avant qu'il n'y en ait plus. C'est l'idée même du concept de vente privée, laquelle est renforcée par un panier expirant au bout de quinze minutes, de vente commençant au petit matin, à 7 heures, quand le comportement logique serait de se dépêcher de se préparer et de sortir au plus vite des limbes du sommeil.  Il y aussi les annotations soulignant qu'il n'existe plus que quelques exemplaires en stock dans telle taille. Bref, tout est fait pour pousser le consommateur à se dépêcher de consommer. A peine a-t-on découvert le bien qu'il faut déjà l'acheter. Adieu le rêve devant le catalogue papier. On retrouve une logique similaire dans les sites traditionnels de vente par correspondance qui vous indiquent le nombre d'exemplaires restant du produit ou qui écrivent un mail si vous avez abandonné un panier virtuel qu'il serait encore temps de valider. 
 
Mon propos n'est pas tant de critiquer la société de consommation qui est bien évidemment en arrière plan de tout ça mais de pointer le temps considérable que ces nouvelles techniques de vente nous prennent sur internet en volant par ci, par là une dizaine de minutes à chaque fois.
 
Je consulte aussi Facebook directement sur le site web pour voir les photos ou les commentaires qu'ont posté essentiellement mes cousines que je n'ai pas vues depuis dix ans, et qui parlent de leur voyages et surtout de leurs bambins. Je n'y écris en revanche quasiment jamais. Je suis aussi un nombre important de vieilles connaissances du collège et du lycée que je n'ai pas vues depuis encore plus longtemps que mes cousins et cousines et qui parlent de leurs vacances et de leurs bambins. Je suis évidemment contente pour tout ce petit monde qui partage essentiellement ses joies ou parle de ses petits tracas quotidiens sans gravité mais finalement, où est l'intérêt ? En même temps, j'y vais  et je lis tous les commentaires qui accompagnent les publications. Encore du temps qui s'en va en fumée ...
 
Je pourrais dire la même chose d'instagram où apparaissent sur mon fil d'actualité les photos prises par  les blogueurs dont j'aime consulter les écrits. Je regarde machinalement et avec une certaine circonspection, toute en continuant de les regarder plusieurs fois par jour et c'est bien ça le problème, des photos de tenues que je ne possederai jamais faute de moyens, d'endroits paradisiaques où je ne suis pas prête d'aller  et surtout mes yeux effleurent ces commentaires qui se ressemblent tous avec des gens qui félicitent celui ou celle qui vient de poster sa photographie, ceux qui justement habitent dans ce quartier de paris ou ceux qui ont été aussi sur cette île  magnifique.  Et puis comme toutes ses filles sont toutes invitées par les grandes marques à des événements promotionnels, je vois défiler les quasis mêmes photos d'un compte sur l'autre. Je critique mais je regarde, je prends du temps pour ça et c'est encore une fois tout le paradoxe.
 
Apparaît aussi sur mon fil d'actualité Facebook les liens qu'envoie le site "France culture plus"(pourquoi cela apparaît à cet endroit, certainement parce que j'ai un jour liké cette page mais pourquoi l'ai je fait ? alors que je le fais très rarement ? ...... Je n'en sais rien) . Toujours est il que ces liens sont souvent intéressants et me donnent des idées d'émissions à écouter. 
 
Donc, bonne nouvelle, internet peut aussi véhiculer de la culture mais le risque est là aussi celui de l'empilement.
 
Pensez au peer to peer qui au moment où il était le plus développé a permis à certains d'engranger un volume considérable de fichiers de son et d'images , fichiers qu'il fallait se dépêcher de télécharger d'autant plus vite qu'en cas de fermeture de la plateforme, ils pourraient être inaccessibles le lendemain. Et finalement, ont ils écouté toute la musique téléchargée ? Ont ils vu tous les films enregistrés ? Je suis prêté à jurer que non. 
 
Je n'ai que peu utilisé le peer to peer. Je suis en revanche une inconditionnelle des podcasts, surtout ceux de France culture auxquels je me suis abonnée progressivement dès que j'ai eu vent d'une émission intéressante, soit via le mail quotidien de la radio, soit via le fameux fil d'actualité facebook. 
 
Je suis ainsi abonnée à 71 podcasts de radio france. Je n'avais jamais compté, je ne pensais pas que cela faisant autant. Évidemment, cela crée autant d'occasions de tomber sur un sujet qui m'intéresse. Alors je télécharge des podcasts, des podcasts que j'ai bien du mal à écouter. Actuellement, cela doit représenter une cinquantaine d'heures d'écoute, d'une écoute qui se doit d'être attentive et donc calme. Or, le temps manque pour trouver des moments où mon esprit est suffisamment reposé pour écouter et où les contraintes journalières d'un travail et de la vie familiale sont temporairement dissipées.  Mon IPad 32 go est souvent (toujours?) saturé de tous ces podcasts qui abordent des sujets sérieux et intéressants, évoquent des livres qui donnent envie de lire. Au moins, écouter un podcast est plus enrichissant que de regarder les photos sur Instagram. En revanche, il faut bien le dire, je passe un temps non négligeable  à regarder toutes les émissions disponibles au lieu d'écouter les émissions ... Bref ....
 
En définitive, mon expérience de la déconnexion, c'est la déconnexion de ces applications chronophages qui ne m'apportent pas grand chose et des sites web vendant sous couvert de promotions des tonnes de marchandises en vous faisant miroiter en prime le statut d'un client privilégié. Mon expérience de la déconnexion, c'est surtout le décrochage de ce  web omniprésent car accessible grâce à des moyens portatifs de diffusion. Mais plus largement, l'expérience de la déconnexion, c'est la déconnexion à un web de l'instantanéité où on ne navigue plus de sites de sites, de liens en liens mais où applications et sites internet convergent tous vers un web commerçant.  C'est aussi la déconnexion d'un web le moins intelligent qui soit. 
 
Bilan, en trois semaines de vacances, avec trois enfants de moins de 3 ans à m'occuper à temps plein, j'ai trouvé le temps de travailler en moyenne deux heures de jour tout en sortant tous les jours avec les bambins. J'ai tricoté tous les soirs en écoutant les podcasts en retard et j'y suis presque arrivée à bout et j'ai lu un livre de 400 pages. J'ai commencé en revanche à avoir plein d'idées à noter dans evernote. Plus reposée et ayant pris enfin de la distance, plein d'idées ont germé, à commencer par cet article.
 
Alors j'avoue dès mon retour dans le monde connecté, je me suis empressée de réenregistrer une tonne de podcasts. Je vais toujours sur Instagram, facebook, you tube et sur les blogs mais une nouvelle idée fait peut être  son chemin. J'ai pris du recul sur ma consommation d'Internet et je vais essayer d'y perdre moins mon temps, ne serait ce que pour en avoir pour rédiger de nouveaux articles de blog, histoire d'alimenter ces milliards d'informations qui circulent.
 
 
 
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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 17:08

Léger retour en arrière pour passer en revue les podcasts ayant traité du fonctionnement du système électoral américain ou des institutions américaines à l'occasion du duel présidentiel. 

 

S'agissant du système électoral proprement dit, on pourra écouter avec profit le numéro spécial de la Fabrique de l'Histoire du 5 novembre 2012 ainsi que la Marche de l'Histoire du 30 octobre 2012. A travers ces deux émissions, on mesure l'extraordinaire complexité de ce système électoral en raison des compromis constitutionnels des pères fondateurs qui cherchèrent à assurer la stabilité du régime et à exclure ou à minorer l'importance de certaines communautés.

Pour mieux comprendre les enjeux du débat constitutionnel à l'aube de la formation des états unis d'Amérique, les Nouveaux Chemins de la Connaissance du 7 novembre 2012 sont très instrcutifs. L'émission retrace les tensions entre les fédéralistes et ceux qui, effrayés par un état fédéral trop puissant, souhaitaient un sytsème plus souple sous la forme d'une confondération. A cet égard, il est intéressant de relever que les clivages traditionnels de la pensée politique française se trouvent ici déplacés. Ainsi, le débat américain ne peut se résumer à celui qui se tiendra quelques années plus tard en France entre Girondins et Jacobins. Les tenants de la position confédérale cherchaient en effet à garantir à l'individu le plein exercice de ses libertés individuelles contre l'Etat qui constitue une menace potentielle. Le compromis est particulièrement visible à travers les deux chambres du parlement américain composé d'une chambre des représentants constituée de députés dont le nombre varie en proportion de la population de chaque Etat et le Sénat qui dispose de deux sénateurs par Etat quelque soit son poids démographique. Des savants calculs ont également été instaurés afin d'assurer aux Etats du Sud où la population esclave noire était la plus importante un poids égal aux Etats du Nord. 

 

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 15:33

Un post pour signaler la mise en ligne récente de podcasts très intéressants ayant trait à des thèmes divers mais dont le point commun pourrait être de traiter directement ou indirectement de sujeurs majeurs de la société. 


D'abord, un retour historique avec l'émission de France Culture Sur les Docks diffusée le 31 octobre 2012. Il s'agit ici de retracer en quelques mots et en quelques notes dans quelle atmosphère les grandes chanteuses de jazz comme Billy Hollyday ou Bessie Smith évoluaient dans l'Amérique des années 30, à l'époque de la prohibition et d'un racisme anti-noir particulièrement prégnant. La vie très rude de ces femmes y est décrite ainsi que leur apport au genre musical et ce, délicatement en s'attachant plus au rendu de l'atmosphère musicale qu'à l'exhaustivité du propos.

 

On signalera également le numéro de l'Economie en questions du 6 octobre 2012 qui aborde plusieurs des grands thèmes du débat économique contemporain en y apportant des observations inédites notamment sur la question de la séparation des banques d'épargne et d'investissement et des effets néfastes que cette mesure a eu dans les pays anglo-saxons souvent cités comme exemple dans ce domaine sans aller plus loin dans la réflexion. Le second thème de l'émission consacré au chômage permet de revenir sur la révolte des "pigeons", ainsi autoproclamés ,et d'évoquer les avantages et les inconvénients du défaut d'investissement à long terme dans les starts-ups. Les relations entre les grands groupes qui tiennent depuis plusieurs mois la une des quotidiens et des PME est également évoquée de même que l'impact de ces plans sociaux très médiatiques sur l'augmentation du chômage. 

 

Enfin, en plein débat sur le "Mariage pour tous" et l'homoparentalité, le magazine Interception de France Inter du 28 octobre 2012 donne la parole à de jeunes adultes issus de famille homoparentales féminines.  A noter que sont référencés sur le site de nombreux liens pour prolonger la réflexion. 

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 19:28

Me voilà depuis un mois  à vivre à moitié au lit, au gré de mes fatigues, de mes vertiges, de mes déprimes, de mes passages à vide.

 

Habiter en province, c'est sûr, il y a des avantages : on a une maison avec jardin pour faire pousser ses tomates, ses concombres et ses laitues pour un prix contre lequel on aurait un deux pièces dans Paris.

 

Mais moi qui suis quasi enfermée depuis un mois, la capitale où j'ai grandi me manque. Accrochée à mon I-Pad et portée par l'ennui, je me suis lancée dans Twitter, histoire de tester, d'au moins savoir de quoi il s'agit, parce que c'est important de comprendre comment fonctionne ce qu'utilise des millions - peut être des millards tellement il est difficile de mesurer les proportions de ce type de phénomène mondialisé - de personnes.

 

Comment je ne suis pas encore désespérée au point de me lancer dans la description de mon quotidien façon Loft Story pour individus landas qui se mettent en scène comme des stars holywoodiennes débarquées à la pleine Saint Denis avec escale à Bollywood, j'ai pris le parti de m'inscrire à différents journaux : le Monde, le Nouvel Obs, Rue 89. Je me suis aussi abonné à Maitre Eolas, célèbre blogueur dans mon microcosme professionel puis à différents de ses "followers" qui appartiennent manifestement au même petit monde. Enfin, de fil en aiguille, je me suis abonnée à des fils d'information sur l'actualité culturelle de Paris. Je découvre alors que je pourrais passer chaque jour de la semaine à regarder des films classiques à la belle étoile, que je pourrais aller visiter l'exposition Paris au Temps des Impressionistes à la Mairie de Paris puis enquiller à l'Orangerie qui consacre une exposition à Gino Severini.

 

Il y aurait aussi AKIRA KUROSAWA à la Filmothèque du Quartier Latin, la nuit Kubrkik à la Cinémathèque qui fermera pour l'occasion à une heure du matin. Quoi de mieux en effet que de découvrir une exposition en nocturne, quand la nuit est tombée, que l'état d'esprit n'est pas celui de l'arpès midi, que la foule de la pleine journée s'est éparpillée et que reste les plus fans, un public restreint qui se cotoie dans une ambiance apaisée ? Et puis, afin de profiter de mes vacances et oublier le temps pluvieux qui fait ressembler ce mois de juillet au mois d'avril, je pourrais profiter du cycle Eclat de Rire au Forum des Images


Enfin, pour dépasser mes centres de référence habituels et découvrir des quartiers que je connais moins, je me perdrais seule dans les ruelles étroites du Marais, je découvrirai St Germain des Prés en essayant d'imaginer quelle pouvait être l'ambiance dans le Paris d'après guerre, au temps du jazz et de Juliette Gréco. Seule, de la musique dans les oreilles, arpentant Paris au gré de mes envies, isolée du monde par mon balladeur mais participant en même temps à la vie de la capitale, participant aux ruées et au stress des parisiens et banlieusards éternellements pressés, avalant quatre à quatre les marches du métro, grimpant à grandes enjambées les escalators et se pressant aux heures de pointe dans les rames bondées. A ces moments là, on sent le coeur de la capitale vibrer sous ses pieds. On a chaud, on est bousculé mais on participe aux pulsations de la capitale. 

 

Alors, moi aussi, je veux vivre à Paris, retrouver une vie plus trépidante, cotoyer les bobos, les touristes et les hommes d'affaire et  profiter des richesses culturelle de la cité. 

 

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Published by Gaëlle - dans Petits Grains
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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 18:49

livre-proust-NCC.jpg

A tous les auditeurs des Nouveaux Chemins de la Connaissance, à ceux qui se sont délectés des émissions consacrées à La Recherche du Temps Perdu, et qui sont nombreux quand on observe la seule fréquentation desmodestes pages de ce blog, je tiens à signaler la sortie en librairie d'un ouvrage retranscrivant ces différentes émissions.

 

On peut ainsi lire à tête reposée les échanges à bâtons rompus entre les différents intervenants et  notamment l'excellent Nicolas Grimaldi.

 

On retrouve l'émission consacrée au snobisme, celles dédiées aux différents personnages dont une très intéressante s'arrêtant sur le narrateur, on navigue à travers les hauts lieux de la Recherche du Temps Perdu.

 

Certes, il s'agit de discussions avec des glissements, des déviations. Certains thèmes ou certains propos mériteraient d'être approfondis ou explicités. Est  certes manquante la structure d'ensemble, le raisonnement didactique mais on gagne en fraicheur et en spontanéité. 

 

Pour retrouver les autres articles consacrés à Proust dans les NCC, c'est ici et ici

 

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Published by Gaëlle - dans Petits Grains
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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 23:57


Ambiance très différente pour le château de Chaumont qui abrita un temps Diane de Poitiers et dont les initiales figurent encore dans certaines des pièces. L'ambiance est plus rustique mais quel
plaisir de s'imaginer marchant dans les pas de cette femme mystérieuse dont la beauté la rendit  célèbre et si jalousée de ses contemporains.










Les jardins de Chaumont sont formés de petits bosquets consacrés chacun à un thème différent.











Le visiteur pourra ainsi découvrir
le cimetière des plantes disparues qui interpelle sur le nombre d'espèces anéanties et sur l'importance de préserver la biodiversité. 











Le jardin dans la ville ou celui fait d'élément de récupération sont également l'occasion de s'interroger sur le
rapport de la nature à l'urbanisme.


 


 


 


 


 


 


 


 


 





 


 


 


 


 







Il est certain que certaines créations laisseront le visiteur perplexe comme celle mimant la dégradation de l'environnement en mettant en scène des béquilles et des perfusions.














Mais la plupart du temps ces mises en scène transforment le jardinage en véritable art floral. Les créations associent les plantes et les autres objets du jardin pourfaire naître une véritable
atmosphère en quelques mètres carrés.



 Une roulotte nous transporte ainsi dans un environnement bohème.  


 






Les plantes du Sud nous font gouter les couleurs vives, le graphisme et l'odeur des jardins 



méridionaux.


















 


 


 


 


 


 


 


 


 


 





Un lit blanc nous invite a nous étendre en profitant des joies du plein air tandis que le jardin  "à la
chinoise nous conduit à travers



 ses bandelettes  rouges et bleues dans une atmosphère mouvante mêlant le vent et
l'eau. Des clochettes suspendues aux lanières accueillent le visiteur par des sons évoluant aux rythmes des courants d'air. Les pilotis rendent le charment et rendent son pas plus lent et plus
attentif. Les lanières se reflètent 


dans l'eau.


 


 



Plus loin, des fleurs d'acier se marient au végétal pour faire naître une ambiance naïve.






Des grands bulbes de bois nous accueillent dans des allés pavées d'écorce de pin pour nous rappeler l'importance
de l'équilibre interne de la terre, de ses échanges précieux invisibles à 





l'oeil. En effet, une grande partie du jardinage ne réside-t-il pas dans le fait de planter une petite graine ou
un vulgaire bulbe cabossé et sec et de voir apparaitre quelques jours plus tard un magnifique dahlia ou une salade croquante et ce, grâce a la savante alchimie de la nature.






 










 


 






Un grand dôme de plastique nous conduit à voir notre monde du dessus comme des extra terrestres observant notre planète bleue. Les rayons de soleil qui frappent durement  cettebulle évoquent les effets de serre et nous
rappellent que nous sommes enfermés sur terre comme ces mannequins sous ce globe transparent.






 


 


 


 


 



Les décors s'insèrent toujours dans le paysage. De  longs tubes surmontés de boules brillantes mettent ainsi en
valeur les verticales des tours  du château. La vallée desbrumes aménagée dans les contreforts de la butte que surplombe  le château offre un peu d'ombre aux promeneurs
et joue avec l'encaissement des lieux pour y créer une atmosphère brumeuse rappelant les ambiances tropicales.







La visite se construit ainsi de découvertes en découvertes, de surprises en surprises et renouvelle l'art du jardin.



<-- Retour vers Villandry
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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 23:45

Villandry et Chaumont : voici deux châteaux de la Loire moins connus que Loches, Amboise ou Chambord.


Si leurs intérieurs méritent d'être vus au moins une fois, ce sont leurs jardins qui font leur attrait exceptionnel.

La visite du château de Villandry est intéressante, ne serait ce que parce que les lieux ont appartenu au frère de Napoleon. Il s'agit en outre d'un château meublé , donc porteur d'une atmosphère et dans lequel on peut imaginer ses différents propriétaires évoluer.

Les jardins se divisent en plusieurs terrasses et se repartissent par thème. 

Villandry vue aerienne du potagerOn passe ainsi d'un magnifique potager aux formes géométriques parfaites et dont les légumes et fruits sont si bien mis en valeur qu'ils perdent leur fonction utilitaire pour devenir de véritables plantes d'ornement, aux buis séparant des plants d'une magnifique lavande, au jardin consacré aux différentes formes d'amour. 

Villandry vue aerienne du Jardin de l'amour

Le visiteur pourra également se perdre dans un labyrinthe ou découvrir le jardin des simples, c'est à dire des plantes aromatiques.

Villandry vue aérienne la lavandeVillandry vue aerienne du potagerAu sommet de ce dernier jardin, le point de vue a déjà changé. On découvre les prémisses d'un dessin géométrique formé par les allées du potager et les massifs de lavande.







Villandry Le jardin du soleil

Abandonnons cependant un instant ces formes -trop? - rectilignes pour découvrir le jardin du soleil fait de massifs éclatants et traversé d'allées d'herbe fraiche  dans lequel il fait bon de se déchausser pour jouir de la fraicheur de la verdure sous la plante de ses pieds.






Encore une ascension du côté du château pour dominer enfin l'ensemble du parterre et en comprendre l'agencement. Le donjon du château offre un point de vue encore plus dégagé.

Villandry vue aerienne du potager

 

 

 Chaumont -->

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 20:42

4-Kertesz Nuage-298x450KERTESZ a passé de nombreuses années a New York. Il rencontre des difficultés pour faire connaître son travail. Ce mal être se ressent dans ses photographies.

 

KERTESZ NY 1973

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au delà du fameux cliché  du nuage perdu dans la partie droite de la photographie  qui est par ailleurs totalement vide, KERTESZ représente une ville géométrique où les humains n'apparaissent que ponctuellement,comme de minuscules fourmies écrasées sous les lignes de fer et de béton.

 

Esaclier de secours et cheminées KERTESZOn ne distingue parfois qu'une partie de corps, une cheville, un pied, figurant presque par hasard sur le cliché, comme si le photographe n'avait pas voulu prendre ce petit bout d'homme, comme s'il n'avait pas attendu qu'il sorte du champs ou ne l'avait pas distingué dans son viseur. Ce serait mal connaitre KERTESZ dont une partie du travail est justement de décrire la situation de l'individu pris dans son décor jusqu'a parfois se confondre avec lui (ici).

 

 

 

 

 

 

 



 

paris esplanade de la défense2

Le quartier de la Défense, le quartier moderne de Paris pari excellence, rend bien cette impression d'anonymat tant les dimensions de l'arche et de l'esplanade sont gigantesques et dépassent l'échelle humaine.




 

 

 

 

esplanade de la défense

On peut même ressentir un malaise qui se poursuit face aux grandes baies vitrées arrimées au creux de  l'arche pour maitriser les courants d'air. Les personnes deviennent des ombres, dans une ambiance bleutée qui rappelle les Polaroïds de KERTESZ.


Au lieu de magnifier les grandes lignes horizontales dont se pare la grande cité, KERTESZ opte pour la brisure des lignes ....

Manhattan Bridge 1937 Kertesz
 
Paris Vue du sacré coeur

Manathan KERTESZ 1937 Vue du sacré coeur de Beaubourg
... ou pour des plans rapprochés qui rendent de prime abord la ville de New York difficilement identifiable et l'image moins lisible.
new york KERTESZ II la défense vue rapprochée
New York KERTESZ  Vue rapprochée de l'intérieur de l'arche de la Défense
Paris Tour Eiffel  
Vue rapprochée de la Tour Eiffel  


paris pyramide du louvre

Mais La Défense n'est pas le seul quartier moderne de Paris. La pyramide du Louvre qui a dépoussière l'entrée du Louvre est un autre exemple de l'évolution de Paris. Le vieux palais des Tuileries se trouve ainsi ornéd'une coupole de verre qui brise l'architecture ancienne en la scindant de grandes diagonales.  





Pour un autre Ambiance Cover sur André KERTESZ, c'est ici

 

Pour une analyse complète du travail d'André KERTESZ, c'est ici

 

Pour une analyse comlète du travail d'Harry CALAHAN, c'est ici

 

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 22:05

un coeur simpleEncore quelques mots sur Flaubert pour signaler une nouvelle émission des Nouveaux Chemins de la Connaissance consacrée a un coeur simple dans le cadre de la 

 

semaine sur la domesticité en littérature. Il s'agit de l'émission du 3 juin 2011.

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